Nous sommes arrivés à un stade où l’on a 4 émissions sportives télévisées en même temps sans compter les émissions radio chaque jour.

Un concentré de matière qui augure d’un paysage médiatique sportif mûr et riche, mais au fait, ça tourne en cacophonie. Toutes ces émissions se ressemblent sur le fond et sur la forme. L’idée, un animateur qui joue souvent le rôle de «Monsieur je sais tout!» et qui essaye de s’accaparer la parole et dicter parfois le cours du débat. Et bien sûr pour continuer avec cette idée (stéréotype), une armada de chroniqueurs entre ex-joueurs, entraîneurs et journalistes dont une bonne partie représente un club, un dirigeant pour lesquels ils ont une affection personnelle (et des intérêts). Ce n’est pas, à vrai dire, un constat généralisé car parfois une émission, un chroniqueur rompt cette image génante des plateaux des émissions sportives. Cependant, c’est peu fréquent. On n’a pas que de la mauvaise foi, souvent aussi c’est une question de compétence, de sens de conviction, d’objectivité, qui manquent pour présenter un produit sérieux. Et comme on est en train de tirer vers le bas et vers le sensationnel à deux sous, on «arrange» des rixes entre chroniqueurs, on provoque les supporteurs déjà déchaînés pour créer une fausse polémique. Pour attirer les gens vers les taux d’audience télévisée et radiophonique élevés et aussi sur les réseaux sociaux.

Tout est étudié. Tout (ou presque) est arrangé pour ce fameux «buzz». Grosso modo, les émissions sportives télévisées ou radiophoniques se ressemblent plus ou moins avec les mêmes chroniqueurs qui travaillent, à la fois,  en radio ou en télé, et avec cette tendance à banaliser les sujets de fond au profit du sensationnel, on se trouve dans une désagréable cacophonie où personne ne comprend l’autre. Où le contenu, censé répondre à des questions blindées sportives et extra sportives à travers des éclaircissements brefs et des débats de qualité, passe à la légèreté, à la provocation gratuite. Et en même temps, pas d’objectivité et de savoir-parler. Le pire, c’est que pas mal de gens croient et aiment ce qu’on leur propose !

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