Retenir un joueur en sélection ne se fait pas, selon les responsables de la sélection, suivant le mérite sportif uniquement. C’est à la tête du client ou du joueur en question. Il suffit de bien voir le cas Balbouli et, à degré moindre, Meriah pour le comprendre. «Oublié» même par les Etoilés, Aymen Balbouli aura disparu de la scène, se contentant de quelques apparitions et des aller-retour parmi le groupe étoilé. Il a même pensé à raccrocher les crampons cet été, tellement il a perdu du terrain par rapport à ses concurrents, notamment Ali Jemal.

Grand gardien, certes, Balbouli est rappelé en sélection pour lui faire plaisir et pour terminer sa carrière avec une présence au Mondial, c’est quelque chose d’insensé pour le moins ! Une place en Coupe du monde, c’est cher et c’est au mérite sur le terrain, pas plus. On ne rend pas hommage à un joueur en fin de carrière en le retenant pour le  Mondial, même s’il va être le 4e gardien.

Et puis, si ce critère «émotionnel» (affectif), pour des raisons d’équité, est appliqué pour d’autres cas, il faudra voir Abdennour, aussi, lui qui a donné beaucoup en sélection et qui mérite un hommage. Et pourquoi pas Chemmam, Derbali, Dhaouadi, Chadi Hammami… ? ! On voit bien que le cas Balbouli est typiquement tunisien? Cela incarne le raisonnement subjectif et «roublard» en sélection. Les joueurs influents dans les vestiaires, et à leur tête Youssef Msakni, ont décidé que Balbouli, un de ces leaders et «patrons», soit avec eux. Et ce même groupe dominant a récupéré Meriah, lui aussi parmi ce clan fort.

Quatre ans après le dernier Mondial, un va-et-vient de sélectionneurs, mais côté joueurs-clés et influents, on a, de nouveau, le groupe Msakni-Ifa-Maâloul-Khazri, Meriah, Balbouli-Sassi reconstitué.

Il n’y a pas que la réalité du terrain qui compte en équipe nationale. D’autres considérations personnelles entrent en jeu, d’autres parties externes décident et influencent le cours des choses. Comme toute autre liste de joueurs pour un Mondial, il y aura toujours des mécontents, des lésés, des rescapés, des «pistonnés». Balbouli sera au Mondial, tout comme Meriah, et cela a été décidé depuis un bon moment. C’est la loi des coulisses et du jeu d’influences menés par les cadres qui ont leur mot à dire. Et qui restent là quel que soit le nom du sélectionneur. Cet ordre, personne ne peut le déstabiliser.

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