« Yassir » : La start-up la plus valorisée d’Afrique du Nord

Yassir a annoncé une levée de fonds record dans la région de 150 millions de dollars avec laquelle elle devient aujourd’hui la start-up la plus valorisée en Afrique du Nord. L’investissement mené avec la participation de « Y Combinator » et d’autres grands investisseurs, comme « DN Capital » et « Stanford Alumni Ventures », représente la deuxième levée de fonds en série B pour la plateforme multiservices, opérationnelle dans 45 villes dans le monde. La start-up veut poursuivre son expansion sur le continent et vise désormais une présence au Bénin et au Togo. Yassir propose une multitude de services à la demande, tels que le covoiturage, la livraison de nourriture et d’épicerie, les achats et les paiements. Elle compte plus de 8 millions d’utilisateurs et 100.000 partenaires.

Sondage sur l’innovation numérique : Essentielle pour le développement de l’Afrique 

Selon le sondage réalisé du 27 octobre au 3 novembre 2022 par « We Are Tech », pas moins de 82% des participants estiment que l’innovation numérique est essentielle pour le développement de l’Afrique. 18% considèrent qu’elle peut contribuer au développement. Aucun des sondés n’a jugé l’innovation numérique peu ou pas utile au développement africain. Pour ce qui concerne la vie quotidienne, sur les dix secteurs proposés, c’est dans l’administration publique que l’innovation numérique est la plus attendue (22%). En effet, l’accès aux services publics en ligne contribuera à combattre le monnayage, la corruption, en plus d’améliorer l’accessibilité et la qualité des services publics. L’éducation vient en seconde position (18%), suivie du e-commerce (17%) et de la finance (16%). Le jeu en ligne, qui était également proposé, n’a recueilli aucun suffrage. Au niveau du développement de l’Afrique, sur dix secteurs proposés, c’est dans l’agriculture que l’innovation numérique est majoritairement attendue (34%). Sur un continent qui peine à atteindre son autosuffisance alimentaire, les solutions numériques ont le pouvoir de perfectionner la production en améliorant l’accès des agriculteurs aux informations à valeur ajoutée (météo, semences de qualité, engrais), aux marchés et aux financements. Là aussi, l’éducation est en bonne place (18%), ainsi que l’administration publique (16%). Les crypto-monnaies sont considérées à 70% comme une opportunité pour le développement de l’Afrique. 13% des sondés veulent que l’Afrique les adopte rapidement, et 57% veulent les intégrer, mais avec prudence. Seuls 11% des sondés rejettent cette technologie. Pour 58% des participants, l’inventivité de la jeunesse africaine est le meilleur atout de l’Afrique dans la compétition mondiale. Loin derrière, viennent l’ampleur des besoins à satisfaire (29%) et le volume de population (13%). L’inventivité numérique de la jeunesse africaine ne peut pas s’appuyer sur des autodidactes. La compétition mondiale dans l’innovation numérique nécessite des jeunes formés, c’est l’avis de 44% des sondés qui jugent que le déficit de formation constitue le principal défi pour la « tech africaine ». Seuls 23% d’entre eux pointent le manque de financements, estimant sans doute que toute innovation à fort impact suscitera forcément l’intérêt des investisseurs. Alors que d’autres déplorent les difficultés d’accès à Internet (17%) ou à l’électricité (16%). Notons que le sondage « We Are Tech » a été réalisé sur Internet. Il porte sur 303 réponses. 216 réponses proviennent d’Afrique subsaharienne, 36 du Maghreb et 51 hors d’Afrique (dont 25 de la diaspora africaine).

Cyber-sécurité : Neuf employés sur dix ont besoin d’une formation de base

Selon les résultats d’un test effectué à l’aide de l’outil « Kaspersky Gamified Assessment Tool » auprès de 3.907 employés, seuls 11% d’entre eux ont démontré d’excellentes compétences en termes de sensibilisation à la cyber-sécurité. Les sujets les moins qualifiés ont commis la plupart de leurs erreurs au niveau de la navigation sur Internet. 90% des personnes surestiment leurs capacités en matière de cyber-sécurité, et c’est sur la base de ce constat que « Kaspersky » a développé le « Gamified Assessment Tool » : non seulement pour modifier le comportement des employés et les sensibiliser, mais aussi pour aider les responsables des systèmes IT et des services des ressources humaines à mesurer les cyber-compétences des employés et à proposer à leurs équipes des outils éducatifs pertinents. Au cours du test, les employés reçoivent des points en fonction des décisions qu’ils prennent dans des scénarios de situations courantes, qu’il s’agisse de travail à distance (à domicile comme en déplacement), ou de travail au bureau. Il leur est, ensuite, demandé d’évaluer si leurs actions comportent des risques cyber, et dans quelle mesure ils ont confiance dans leurs choix. Un participant sur dix (11%) a réussi à obtenir un certificat d’excellence, décerné à ceux ayant donné des réponses correctes et obtenu plus de 90 % de bonnes réponses. La plupart des utilisateurs (61%) ont obtenu un résultat ‘’moyen’’, avec des scores allant de 82 % à 90 % des points, tandis que 28% des répondants ont démontré un manque de connaissances en cyber-sécurité, en enregistrant des scores inférieurs à 75% de réponses positives.

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