Un ancien haut responsable du ministère de l’Intérieur a qualifié de «bizarre» le tournant d’une affaire qui a été «bien menée» aussi bien par la brigade criminelle que par la justice. Au demeurant, il faut se demander qui est derrière la réouverture de ce dossier et pour quelle cause?

En réaction à notre article se rapportant au rebondissement de l’affaire concernant l’assassinat en 2001 de la directrice de la chaîne radiophonique tunisienne «Radio Jeunes»,  Awatef Ben Hmida, à son domicile, un ancien haut responsable relevant du ministère de l’Intérieur, qui était en contact à cette époque avec le directeur de la police judiciaire (FM), a démenti catégoriquement et formellement l’inculpation d’autres personnes dans ce crime.

Il a expliqué que «la victime a bel et bien contacté le plombier en question en vue d’effectuer quelques réparations à son domicile, mais ce dernier avait d’autres vils desseins et a voulu atteindre à son honneur. La victime s’est farouchement défendue et a été violemment agressée à l’aide d’un outil de réparation, ce qui a conduit à sa mort».

La même source a expliqué que l’auteur de ce crime abominable a été arrêté au bout de 12 heures, grâce notamment au téléphone portable de la victime qu’il a activé, sans compter d’autres indices qui ne laissaient pas planer le doute quant à son implication dans le meurtre.

Plus d’une vingtaine d’années après, l’avocat de la défense  a jeté  un pavé dans la mare en annonçant que le procès a été rouvert sur ordre du parquet après la présentation de «nouvelles pièces à conviction», selon ses dires.

«L’avocat accuse un président d’un parti politique d’être à l’origine de l’assassinat et qui n’a jamais été inquiété», d’après un post publié par l’avocate Wafa Chedly.

Le Parquet près du Tribunal de première instance de Tunis a chargé l’une des brigades d’investigation dans les crimes  à l’Aouina d’enquêter à nouveau sur cette affaire. Et c’est Lotfi Mraihi, secrétaire général de l’Union populaire républicaine, qui n’a pas été épargné par les rumeurs colportées sur les réseaux sociaux concernant cet assassinat, puisque c’est lui qui a, selon certains textos publiés puis effacés sur les réseaux sociaux,  découvert le corps de la victime au moment où il avait rendu visite à la victime.

«Il s’agit d’une fausse information», répliquera Lotfi Mraihi sur Facebook. Par ailleurs, ce dernier compte poursuivre en justice ceux qui ont publié de telles intox à son propos 54 portant sur la désinformation qui prévoit une peine de prison de cinq ans et une amende de 50.000 dinars pour toute personne qui utilise délibérément les réseaux de communication et les systèmes d’information pour produire, promouvoir, publier ou envoyer de fausses informations ou des rumeurs mensongères.

L’ancien haut responsable du ministère de l’Intérieur a qualifié de «bizarre» le tournant d’une affaire qui a été «bien menée» aussi bien par la brigade criminelle que par la justice. Au demeurant, il faut se  demander qui est derrière la réouverture de ce dossier et pour quelle cause?

Pour rappel, en  décembre 2001, la directrice de la chaîne radiophonique tunisienne «Radio Jeunes», Awatef Ben Himida, a été assassinée à son domicile. Il a fallu peu de temps pour la brigade criminelle qui s’est saisie de l’affaire pour épingler l’assassin qui a été arrêté, écroué et condamné à la peine capitale, puis à 30 ans de prison.

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2 Commentaires

  1. Maher Gassa

    15/11/2022 à 16:01

    Les réseaux sociaux continuent de faire des catastrophes, mais il faut reconnaître qu’ils sont là meilleure traduction de la liberté d’expression ! Les « libericides » sont nombreux dans le pays, surtout après le coup d’Etat du 25 juillet.

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  2. Maher Gassa

    15/11/2022 à 16:03

    Les réseaux sociaux continuent de faire des catastrophes, mais il faut reconnaître qu’ils sont la meilleure traduction de la liberté d’expression ! Les « liberticides » sont nombreux dans le pays, surtout après le coup d’Etat du 25 juillet.

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