Longtemps la classe politique s’est interrogée sur les raisons de la déconnexion des jeunes de la chose publique. Longtemps, nos sociologues, nos analystes et nos experts ont buté sur ce qui pousse les jeunes à cesser d’écouter les hommes politiques. Pourtant, les réponses ne nous viennent pas des discours creux et des slogans sans sens, mais des chiffres, des statistiques et des indicateurs. 

Le dernier rapport publié par l’Institut national de la statistique (INS) indique que le taux de chômage des diplômés de l’enseignement supérieur a augmenté pour atteindre 24.3 % au troisième trimestre 2022 contre 22.8 % au deuxième trimestre de la même année. Ce taux est de 15.2 % chez les hommes et de 32.0 % chez les femmes. Ces chiffres sont la preuve indéniable que cette jeunesse se sent trahie et c’est pourquoi elle ne fait plus confiance aux politiques.

Pourtant, ces jeunes ont quelque chose à offrir. Ils sont capables d’agir et de transformer le pays. Ils ont plein de rêves qu’ils veulent réaliser mais leur pays est incapable encore de leur donner cette chance, une petite chance qui leur permettra de voler haut, de planer. Mais dans l’état actuel des choses, on ne fait que leur couper les ailes. Des ailes dont on a besoin pour ouvrir les lucarnes de l’espoir, non pas pour les jeunes uniquement mais pour toute la société. Car dans un pays où les rêves des jeunes sont impossibles à réaliser, les portes de l’avenir se ferment pour tous. Ils iront donc explorer d’autres perspectives, d’autres horizons ailleurs que dans leur propre pays. Pour renverser la vapeur, il est temps de rompre avec des politiques qui prétendent construire le monde de demain avec des stratégies éculées. C’est pourquoi une rupture avec les méthodes et les actions stériles s’impose pour baliser aux jeunes la voie de l’espoir avec les idées d’aujourd’hui et de demain et non d’hier.

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