Destination incontournable des amoureux du désert, le grand Sud tunisien fait toujours rêver. Un intérêt qui ne fait que croître après la crise sanitaire (Covid-19) qui a frappé de plein fouet le secteur du tourisme. Malgré cette situation de crise, le tourisme interne en général et saharien en particulier connaît un engouement important et une forte demande des Tunisiens et des étrangers. Une demande qui peut combler une partie du manque à gagner, tout en prêtant l’aide et l’assistance nécessaires aux intervenants dans la chaîne touristique.

Un regain d’activités touristiques peut être enregistré dans le sud tunisien, en ce début de  saison du tourisme saharien- oasien, préfigurant le retour en force des touristes et des Tunisiens dans plusieurs régions : Kebili, Tozeur, Tataouine, Gabès, Gafsa.

C’est le moment aussi de réconcilier le pays avec le tourisme interne, axe principal à optimiser impérativement pour limiter les dégâts et contenir au maximum les pertes. L’enjeu en vaut la chandelle puisque l’objectif est de sauver des centaines de milliers d’emplois.

Le ministère de tutelle s’emploie à fournir tous les moyens et toutes les facilitations aux opérateurs touristiques en vue de les encourager à attirer les touristes et promouvoir la destination Tunisie, en l’occurrence les atouts touristique de notre sahara. Car, le tourisme saharien a démontré sa viabilité dans la relance et le développement du tourisme intérieur notamment au cours des dernières années où plusieurs villes du Sud ont accueilli des milliers de touristes de différentes catégories et villes tunisiennes.

Attirant de plus en plus de touristes, la région du grand Sud bénéficie ces dernières années du plus grand intérêt des opérateurs touristiques qui misent gros sur cette région. Il est à rappeler que, pendant plus de deux ans et à cause de la crise sanitaire, de nombreuses agences de voyage se sont tournées vers le tourisme local. Aujourd’hui, avec la levée de l’ensemble des restrictions sanitaires, les attentes sont grandes vis-à-vis de l’afflux des touristes étrangers, surtout que la destination Tunisie intéresse de plus en plus de monde.

Voyant les choses en grand, le ministre du Tourisme, Mohamed Moez Belahassine, estime que le développement du tourisme saharien et oasien est tributaire de la concrétisation des liaisons aériennes entre les aéroports internes avec les lignes internationales. Et de préciser « qu’il n’est pas possible de développer une destination touristique sans accessibilité du transport aérien », précise-il. Concernant les problèmes de transport aérien, des efforts considérables ont été déployés par le ministère du Tourisme et Tunisair pour intensifier les vols intérieurs, et avec les transporteurs aériens internationaux pour organiser des vols directs vers les aéroports intérieurs, à l’instar de l’aéroport de Tozeur. De même, des pourparlers avec une compagnie internationale sont en cours aujourd’hui  pour ouvrir une ligne aérienne directe entre l’aéroport de Tozeur et Paris.

En outre, le ministre a appelé les acteurs du secteur à travailler sur une réforme de la promotion touristique en vue de la saison des festivals d’hiver qui approche. Il est important, selon ses dires, que les touristes puissent avoir les programmes des festivals à l’avance. Il a insisté sur la diversification des lieux touristiques. Des villes telles que Douz et Kebili ont depuis toujours été marginalisées, car peu entretenues. Des travaux sont en cours pour améliorer ces destinations et les rendre enfin accessibles aux touristes.

En ce qui concerne les unités hôtelières, un comité a été créé au niveau du ministère de tutelle pour examiner les moyens de rouvrir et de réhabiliter ces établissements fermés depuis des années. 

Charger plus d'articles
Charger plus par Najoua Hizaoui
Charger plus dans Supplément Economique

Laisser un commentaire