LES syndicalistes de la Fédération générale de l’enseignement secondaire peuvent-ils avoir le courage et la volonté de prendre exemple sur leurs collègues militant au sein de la Fédération générale de l’enseignement de base et de faire prévaloir la voix de la raison et accepter un dialogue sérieux avec le ministère de l’Education, dans l’objectif de parvenir à une solution consensuelle qui prenne en considération, d’une part, la satisfaction des revendications légitimes des enseignants et qui préserve, d’autre part, l’intérêt des élèves et des parents qui sont déterminés à sauver l’année scolaire et aussi la situation actuelle des caisses de l’Etat qui ne peuvent, pour le moment, supporter le poids financier des exigences posées par la fédération ?
Certes, personne n’est en mesure ou n’a le droit de reprocher aux syndicalistes de l’enseignement secondaire leur attachement toujours renouvelé à ce que les accords déjà signés avec le ministère soient appliqués à la lettre, surtout que leur exécution a trop tardé pour des raisons dont les enseignants n’assument aucunement la responsabilité. Sauf que la politique d’escalade suivie par le syndicat général et l’impression de prendre les élèves en otage que les enseignants donnent à l’opinion publique, à tort ou à raison, ne sont pas pour décrisper la situation, tranquilliser les parents qui consentent les plus durs sacrifices pour que leurs enfants réussissent leurs études et pour — ayons le courage de le dire — réhabiliter l’image des enseignants auprès du citoyen, image qui se détériore, malheureusement, d’une année scolaire à l’autre, voire d’un jour à l’autre.
Et cette image inquiétante à plus d’un niveau n’est pas l’affaire ou la faute uniquement des syndicalistes entêtés et bornés ou évoluant dans un contexte dont les auteurs n’ont pas compris qu’il n’est plus d’actualité.
Préserver l’image de nos enseignants et aussi de notre institution éducative commande impérativement un dialogue national auquel prendront part tous les partenaires pour la réussite de l’institution scolaire à assumer la mission dont elle est chargée, celle de former les compétences de demain.

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