Elu homme du match face au Danemark, il témoigne de son impact sur le jeu de l’équipe de Tunisie, du moins en phase de récupération où il ne laisse rien filtrer.

Grand artisan de la qualification au Mondial des Aigles de Carthage en mars dernier, notamment lors des barrages face au Mali, Aissa Laïdouni confirme tout le bien qu’on pense de lui. Son début de saison pleinement réussi avec Ferencvaros, sur le double plan national et européen, est en train de lui offrir une visibilité à l’international avec la sélection tunisienne. Avant-hier soir, à bientôt 26 ans, il a réalisé un match plein en ratissant large au milieu de terrain (sa zone de prédilection), et ce, à l’instar de ses compères en défense et le flamboyant gardien de but Aymen Dahmen. En première mi-temps, son action défensive rageuse sur le couloir gauche où il a contré Eriksen en dit long sur son état d’esprit de compétiteur. Sur le plan statistiques, au cours du match, il a réussi 2 tacles sur 2, commis une seule faute. Réussi de nombreuses passes et n’a perdu aucun ballon.

Apport offensif à améliorer

Le seul reproche qu’on pourrait faire au guerrier Laïdouni, qui se démène comme un petit diable pour chasser les ballons à l’adversaire, est son manque de percussion en phase offensive. A ne pas oublier un rush solitaire sur le flanc gauche en deuxième période, sa passe en retrait était contrée par les Danois en corner. Il a en outre adressé, lors du premier half, un bolide à 6 mètres du gardien de but danois Kasper Schmeichel. Une balle frappée en force qu’il expédie au-dessus de la cage, au grand dam du public tunisien.

En toute humilité et plein de modestie, le binational franco-tunisien a fait une déclaration en conférence de presse, après le match nul obtenu face au Danemark 0-0 qui relève la performance réalisée : «Tout d’abord je suis heureux de mon premier match en Coupe du monde. Le plus important reste le bon résultat de l’équipe, même si je suis très heureux de recevoir le trophée du meilleur joueur». Un sentiment de fierté s’empare de lui, à titre personnel, avant d’avouer lorgner vers le match décisif contre l’Australie, ce samedi. Remplacé poste pour poste de milieu axial par Ferjani Sassi à la 87e minute de jeu, il a eu droit à une chaude accolade de son coach Jalel Kadri, qui lui doit une fière chandelle et bien de remerciements pour sa «grinta» sur le terrain.

crédit photo : © Mokhtar HMIMA
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