Nos ancêtres les Carthaginois entretenaient de bonnes relations commerciales avec l’Empire du Milieu sous les Han et partageaient, à travers la Route de la soie, avec les Chinois un intérêt commun pour le commerce. Durant cette période marquée par la stabilité politique et la prospérité économique, les relations entre la Tunisie et la Chine illustraient une histoire dense et riche malgré l’éloignement. Cependant, en dépit de cet héritage et du potentiel de développement au niveau des relations bilatérales, la Tunisie ne semble pas saisir au vol les occasions offertes par ce géant asiatique, contrairement aux pays voisins, arabes et africains.


C’est ce que nous rappelle un vieil adage chinois qui dit : « la montagne et la mer ne sauraient jamais éloigner les personnes avec les mêmes idéaux ». En effet, la Tunisie et la Chine, depuis l’établissement des relations diplomatiques, il y a 58 ans, sur la base du respect mutuel et de l’égalité, se soutiennent mutuellement sur des questions qui touchent à leurs intérêts fondamentaux. Les relations bilatérales se sont toujours développées de manière saine et stable. Les fondements politiques se sont renforcés et l’amitié entre les deux peuples ne cesse de s’approfondir. La pandémie de Covid-19 n’a fait que raffermir ces relations entre le Chef de l’État Kaïs Saïed et le Président chinois Xi Jinping qui ont échangé, à de nombreuses occasions, des messages d’amitié et de solidarité. Ces messages fournissent des orientations politiques importantes qui devraient raffermir une coordination plus étroite et mieux implémentée.

Sauf que la Tunisie, qui passe par une crise économique et financière aiguë, ne semble pas accorder beaucoup d’intérêt aux possibilités offertes par ce géant asiatique et deuxième économie mondiale pour trouver les solutions idoines à ces problèmes de financement et d’investissement. L’Occident demeure à cet effet le seul recours pour tous les gouvernements successifs depuis 2011 bien que cet Occident fasse la fine bouche, conditionne son aide et multiplie son ingérence dans les affaires internes du pays. Pourtant, la Chine a, maintes fois, exprimé sa disposition à venir en aide à la Tunisie en multipliant les investissements, notamment pour moderniser l’infrastructure, mener les grands projets structurants et développer l’agriculture pour assurer la sécurité alimentaire dans le pays.

Il faut noter que rien qu’au niveau du secteur agricole, la prouesse chinoise n’est plus à démontrer. En effet, la Tunisie pourrait aisément assurer sa sécurité alimentaire en profitant de l’expertise de ce pays qui nourrit un cinquième de la population mondiale avec moins de 9 % des terres arables de la planète. C’est aussi un pays qui a réussi à éliminer la pauvreté absolue qui sévissait depuis des millénaires.

En termes de technologies, la Chine a lancé, ces dernières années, de nombreux projets pour promouvoir l’innovation dans l’industrie, l’espace, l’armement, la santé, les finances, la communication et l’agriculture.

La Chine a aussi clairement exposé sa volonté d’intervenir, de financer et de mener à bien tous les grands projets tunisiens qui sont fin prêts sur le papier en Tunisie mais qui manquent de financement. Le dernier espoir fondé sur la réalisation de ces projets proposés à la partie niponne dans le cadre de la Ticad 8 qui a eu récemment lieu en Tunisie ne semble pas trouver la voie de leur concrétisation, étant donné que le bras financier nippon est fortement lié aux orientations des institutions de Bretton Woods.

En même temps où la Tunisie est de plus en plus bannie dans ces institutions, un nouveau chapitre de l’amitié continue de s’écrire entre la Chine et la Tunisie. En plus des milliers de doses de vaccins anti-Covid reçues sous forme de dons par le gouvernement tunisien, l’armée, les entreprises, les gouvernements provinciaux et municipaux de Chine ont également continué à fournir du matériel anti-épidémique pour aider les Tunisiens à augmenter la capacité du pays dans sa lutte contre l’épidémie.

Le CHU de Sfax, un projet d’aide du gouvernement chinois, est entré en service. À ce jour, cet hôpital a accueilli et traité des milliers de patients atteints de Covid-19, ce qui a considérablement allégé la pression sur le système médical local. À cet effet, la Chine est également disposée à communiquer avec la Tunisie sur des projets d’infrastructure de grande envergure tels que la Cité médicale à Kairouan, pour aider la Tunisie à réaliser sa transformation et son développement aux plans économique et social ou encore sur le projet de transformation du port de Zarzis en un centre économique et commercial s’étalant sur 1 000 hectares regroupant un pont de Boughrara à l’île de Djerba, un pôle technologique, un projet de ligne ferroviaire Médenine-Zarzis, une zone logistique à Ben Guerdane et un parc d’activités économiques à Zarzis.

Bien que d’autres signaux positifs dans la coopération concrète bilatérale dans divers domaines se soient aussi fait sentir, la coopération bilatérale pourrait se traduire d’une façon plus éloquente. Car il convient de noter que de janvier à août 2022, le volume total des échanges économiques et commerciaux entre la Chine et la Tunisie a augmenté à contre-courant de la tendance, atteignant une augmentation de 38 % en glissement annuel. Les produits agricoles tunisiens de haute qualité comme l’huile d’olive apparaissent de plus en plus dans la vie quotidienne du peuple chinois. Le Sinohydro a surmonté l’impact négatif de l’épidémie et n’a ménagé aucun effort pour faire avancer la construction du barrage Mellègue.

L’Académie diplomatique et le Centre sportif de la jeunesse de Ben Arous, construits avec un don chinois, ont été achevés dans les plus brefs délais et marquent de nouveaux jalons dans la coopération sino-tunisienne. Les échanges culturels et humains progressent régulièrement. L’équipe médicale chinoise persévère dans sa mission et continue de fournir des services médicaux de haute qualité aux Tunisiens. De plus en plus de Tunisiens et Tunisiennes veulent apprendre le chinois et comprendre la culture chinoise à travers des ressources comme l’Institut Confucius.

En tant que pays en développement et pays de défenseurs et de praticiens du multilatéralisme, la Chine et la Tunisie ont un sens naturel de la proximité et partagent des valeurs identiques. Le développement et la prospérité sont les aspirations communes des deux peuples et les dirigeants des deux pays espèrent tous créer un meilleur environnement pour le bonheur du peuple.

C’est pourquoi le Sommet sino-arabe qui aura lieu en Arabie Saoudite le 9 décembre 2022 constitue une plateforme idéale pour booster cette coopération à des niveaux supérieurs. La Tunisie, qui participera aux assises de ce sommet, devrait renforcer la coopération économique et commerciale avec ce géant asiatique, accélérer le rythme des investissements et intensifier les rencontres entre les acteurs économiques des deux pays. Il est à noter dans ce sillage que les exportations chinoises vers les pays arabes sont passées de 10 milliards de dollars en 1990 à 220 milliards en 2016. Mieux encore, 48 % des importations totales de pétrole consommées par la Chine proviennent du monde arabe.

En effet, l’initiative de développement mondial présentée par le Président chinois Xi Jinping, après l’initiative «la Ceinture et la Route», vise à renforcer la coopération sur les questions de développement mondial et les partenariats entre les pays, à soutenir la coopération au développement et à accélérer le programme de développement durable à l’horizon 2030 pour relever les défis mondiaux par des étapes plus fortes. Elle propose 32 mesures pour soutenir les pays en développement et la coopération Sud-Sud à travers la création du Fonds de coopération chinois d’une valeur de 100 milliards de dollars. Cette initiative a eu un impact positif sur les pays arabes, puisqu’environ 60 membres y ont déjà adhéré.

Sous l’égide du ministère chinois des Affaires étrangères, la 3e édition du Forum sino-arabe pour la réforme et le développement, qui s’est tenue jeudi 8 septembre, à Pékin et organisée en collaboration avec le Centre d’études sino-arabes pour le développement et la réforme, s’est penchée sur deux axes principaux, à savoir la nécessité de renforcer la cohérence entre les stratégies de développement et d’œuvrer ensemble pour le développement mondial, ainsi que l’engagement en faveur d’un développement axé sur l’innovation et la mise en place d’un développement solide, vert et durable.

Zhai Jun, envoyé chinois pour le Moyen-Orient, a souligné dans son allocution d’ouverture que l’initiative de développement mondial présentée par le Président chinois Xi Jinping, après l’initiative «la Ceinture et la Route», vise à renforcer la coopération sur les questions de développement mondial et les partenariats entre les pays, à soutenir la coopération au développement et à accélérer le programme de développement durable à l’horizon 2030 pour relever les défis mondiaux par des étapes plus fortes.

Il a expliqué que l’essence de cette nouvelle initiative repose sur un engagement à réaliser les intérêts du peuple, l’inclusion, la coexistence entre l’homme et la nature et la coopération multilatérale, en particulier dans des domaines tels que la lutte contre la pauvreté, la sécurité alimentaire, le Covid-19, le développement vert, le changement climatique et l’économie numérique et comment profiter des avantages communs pour plus de croissance et de prospérité.

Il a, à cet effet, souligné que l’Initiative mondiale pour le développement a eu un impact positif sur les pays arabes, notamment l’Égypte, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et le Qatar, qui ont annoncé leur adhésion à cette initiative, affirmant à ce propos qu’environ 60 membres ont rejoint cette initiative jusqu’à présent, ce qui illustre de façon éloquente que c’est la meilleure approche pour répondre aux besoins des pays et soutenir la coopération et le développement dans la pratique.

Dans le même sillage, M. Zhai Jun a expliqué que cette initiative propose 32 mesures pour soutenir les pays en développement et la coopération Sud-Sud à travers la création du Fonds de coopération chinois d’une valeur de 100 milliards de dollars, ainsi que le Fonds chinois, en plus de son soutien au Fonds des Nations unies pour la paix et le développement, le Centre pour le développement mondial et le Réseau des connaissances et du développement, ce qui confirme la contribution consistante de Pékin à la réalisation d’un développement mondial commun. Il a déclaré que les pays arabes ont établi un partenariat stratégique global avec la Chine pour établir une communauté de destin pour l’humanité, ainsi que leur participation au soutien de l’initiative «la Ceinture et la Route» pour parvenir au développement et à la prospérité des peuples arabes. Evoquant les résultats de la coopération dans divers domaines entre la Chine et les pays arabes, Zhai a noté que la Chine a été le plus grand partenaire commercial des pays arabes au cours des dernières années, le volume des échanges commerciaux entre les deux parties approchant les 330 milliards de dollars américains l’année dernière, soit une augmentation de 37% par rapport à l’année d’avant, ajoutant que ces dernières années, la coopération sino-arabe a fait de grands progrès dans les domaines traditionnels, notamment l’énergie, les infrastructures, la capacité de production et la finance, ainsi que dans des domaines non traditionnels tels que le numérique, l’économie, la cinq G, l’espace, les satellites, l’intelligence artificielle et les méga-données. Zhai a déclaré que les parties chinoise et arabe se préparent actuellement pour le prochain premier sommet sino-arabe qui se tiendra au cour de ce mois en Arabie Saoudite, ce qui commande que les deux parties profitent de cette opportunité pour établir un consensus sur le développement, réaliser des avantages mutuels et gagnant-gagnant et adhérer à l’innovation et au développement vert, afin de mettre en œuvre l’Initiative de développement mondial avec des étapes concrètes, et de faire progresser l’établissement d’une communauté sino-arabe d’avenir commun en direction de la nouvelle ère.

Pour sa part, Khalil Ibrahim Al-Dhaouadi, sous-secrétaire général de la Ligue des États arabes, a déclaré que le forum, qui a vu le jour suite à la visite du Président Xi Jinping au siège de la Ligue arabe, contribue à son tour à renforcer les relations distinguées dans tous les domaines entre les pays arabes et la Chine, exprimant l’appréciation du secrétariat général de la Ligue des États arabes pour les efforts chinois visant à contribuer aux efforts de développement, par le biais de l’Initiative de développement, à promouvoir la coopération en vue d’accélérer la mise en œuvre de l’Agenda 2030 des Nations unies pour le développement durable et à mobiliser les efforts pour relever ensemble les défis du développement.

Aujourd’hui, la Chine et les pays arabes souhaitent un nouveau levier de partenariat avec la possibilité d’investir 300 milliards, bien avant 2025. À cet effet, les grands chantiers économiques envisagés par la Tunisie s’inscrivent dans une stratégie de court et long terme dont les objectifs généraux sont le développement, l’infrastructure, la santé, l’éducation, l’innovation, la protection des ressources et des écosystèmes, le suivi de la conservation de l’environnement, l’amélioration du cadre de vie de la population et la mise en œuvre des plans relatifs au changement climatique.

La poursuite de ces objectifs passe par la réalisation d’une série de projets sous le signe des réformes visant à mettre en place une société plus juste et plus ouverte. Le gouvernement tunisien a mis l’accent sur l’engagement de poursuivre les réformes nécessaires pour instaurer le climat idoine à la reprise économique et encourager l’investissement national et étranger.

Parmi les projets phares proposés lors de la Ticad 8 et que la Tunisie devrait remettre sur la table des négociations lors du Sommet sino-arabe, l’infrastructure bénéficie d’une attention particulière. Ainsi, l’autoroute reliant Bousalem à la frontière algérienne aspire à relier la Tunisie au reste des pays du Maghreb, les corridors économiques visent à réduire les inégalités entre les régions à travers le développement de l’infrastructure routière, le pont reliant l’île de Djerba au continent au niveau d’Al Jorf, la zone franche de Ben Guerdane ou la plateforme de la société des marchés de production du Centre, figurent parmi les projets structurants qui devront dessiner le nouveau visage de la Tunisie.

Sur le plan technologique, la Tunisie, qui est la première économie innovante en Afrique du Nord réputée pour la qualité de son infrastructure numérique et 3e en Afrique qui dispose, une concentration technologique inédite sur le continent africain, aspire à concevoir, construire et lancer un nano-satellite IoT tunisien et promouvoir la coopération avec la Chine dans ce domaine.

Sur un autre plan, le projet de création d’une banque de financement des PME est un nouveau mécanisme financier que la Tunisie compte déployer pour subvenir aux besoins des entreprises en liquidité afin de garantir une production stable et continue, surtout dans le contexte économique turbulent qu’endurent ces entreprises suite à la crise sanitaire.

Avec de multiples projets orientés vers l’amélioration de l’environnement, le gouvernement tunisien envisage la construction d’une station de traitement complémentaire des eaux provenant de la station d’épuration des eaux usées de Gabès avec une capacité de 6 000 mètres cubes, une unité de traitement et de valorisation des déchets ménagers et assimilés à Mahdia, la réalisation d’une unité de traitement et de valorisation (UTV), la création d’une unité de recyclage des piles usagées et ce en vue de l’élimination des dépotoirs sauvages dans les gouvernorats de Mahdia, Monastir, Sousse et Kairouan qui représentent une réelle problématique environnementale vu leur proximité des zones touristiques et des régions humides.

Afin d’appuyer les capacités du pays dans la prévention, la préparation et la réponse aux catastrophes et crises, le projet de création d’un centre national de veille et de gestion des crises visant une meilleure capacité à détecter ces crises et sa bonne gestion est une nouvelle piste de collaboration.

Observatoire astronomique

Pour soutenir les capacités et les compétences de la jeunesse tunisienne et africaine dans le domaine de l’astronomie et de l’espace, en exploitant la science, la technologie et l’innovation pour atteindre les objectifs de développement durable dans tous les pays africains dans un domaine lié au développement humain et à son importance dans le présent et l’avenir, le gouvernement tunisien compte mettre en place un observatoire astronomique d’enseignement et de recherche.

L’amélioration de la qualité de l’offre de formation, le renforcement des capacités et le transfert du savoir et de la technologie chinoise, le renforcement de la coopération triangulaire entre la Tunisie, la Chine et l’Afrique par le biais de la restructuration du Centre sectoriel de formation en industries électriques et électroniques (Csfiee) d’El Omrane, vise l’implémentation de nouveaux domaines de formation.

Education

La création d’une unité de veille technologique pour l’analyse des données et la recherche appliquée en matière d’apprentissage et d’éducation a pour objectif la collecte, le stockage et l’analyse des données produites par les différentes plateformes des systèmes d’information et les plateformes d’éducation et toutes les autres sources de données. Il consiste également à installer des systèmes ayant recours aux algorithmes et aux techniques permettant aux ordinateurs d’acquérir la caractéristique d’apprentissage « Machine Learning » et « Deep Learning », en vue de donner des solutions d’apprentissage réservées aux élèves et aux enseignants, et ce à travers le suivi de l’opération d’apprentissage et d’éducation au niveau individuel et collectif et l’amélioration des acquis des élèves en vue de réduire le taux d’interruption scolaire.

Projet de la Cité des Sports

de Sfax

Le projet consiste en un complexe de sport qui se compose d’un stade de football d’une capacité de 40 000 spectateurs et 3 terrains d’entraînement, d’une salle pluridisciplinaire d’une capacité de 6 000 spectateurs, d’un stade de rugby d’une capacité de 500 spectateurs, d’un stade d’athlétisme d’une capacité de 500 spectateurs, d’une piscine extérieure et d’un centre d’hébergement d’une capacité de 250 lits ainsi que de la construction d’un institut supérieur de sport et d’éducation physique à Gafsa, peuvent intéresser la partie chinoise.

Agriculture

La gestion intégrée des sédimentations dans le bassin du barrage de Sidi Salem et la protection contre les inondations de la Medjerda en aval du barrage de Sidi Salem jusqu’au barrage de Laaroussia vise la réduction de la sédimentation et la perte de la capacité de stockage des eaux dans le barrage multi-usage de Sidi Salem, ce qui permettra de garantir la fourniture de l’eau potable, des eaux d’irrigation et de l’électricité pour une période additionnelle estimée à 100 ans. Le projet réduira également l’ampleur des inondations et limitera les dégâts potentiels dans les régions et les villes riveraines de Madjerda en aval du barrage.

La réhabilitation et le réaménagement du port de pêche de Sfax, la mise en place de programmes de développement du secteur de la pêche et des activités connexes liées à l’économie bleue (activités génératrices de revenus) favoriseront un modèle d’éco-port et une croissance bleue (Portop).

Pour sa part, la plateforme pratique Smart-Agri, dotée de la technologie de pointe pour le développement des maillons des chaînes de valeur horticoles, renforcera les capacités des enseignants/formateurs et offrira des formations innovantes adaptées aux besoins du marché et permettra la maîtrise et le transfert des paquets techniques, avec introduction des nouvelles technologies et amélioration nette de l’attractivité des spécialités agricoles.

Transport

Le projet de construction d’une Ligne Ferroviaire de haute performance (High Performance Rail) a pour objectif de développer le réseau ferroviaire national par étapes pour le passage à l’exploitation d’une ligne de performance élevée et la connexion avec les grandes villes du Maghreb.

Le projet de création de zones logistiques ; à Bir Mchergua du gouvernorat de Zaghouan, Enfidha, dans le gouvernorat de Sousse, Bouchemma, dans le gouvernorat de Gabès, et Zarzis, dans le gouvernorat de Médenine, a pour but de créer une zone dédiée au développement des activités de transport et services logistiques reliés aux principaux axes de transport, des infrastructures, et des grands sites de production et de consommation.

L’aménagement et l’extension de l’aéroport Tunis-Carthage pour faire face au développement du trafic aérien ont pour objectif d’augmenter la capacité d’accueil des voyageurs (de 4,5 millions de voyageurs à 7,5 millions de voyageurs annuellement) et ceci par la construction d’une nouvelle zone d’enregistrement des bagages et de son tri ainsi que la construction de salles d’embarquement sous forme de quai pour petits aéronefs tout en l’équipant de 6 passerelles télescopiques et l’élargissement de l’espace des voyageurs.

Défense

Le projet d’une route de 320 km reliant Rmeda à Borj EL Khadra a pour objectif de développer les villes intérieures et frontalières du désert Tunisien, créer de la dynamique dans le désert Tunisien et permettre l’investissement dans le domaine agricole, touristique, industriel, et la création de zone d’habitation avec commodités essentielles à la vie telles que la santé, l’enseignement et autres.

Le projet de la Cité médicale Al Aghaliba dans le gouvernorat de Kairouan consiste en la création d’une ville médicale multidisciplinaire au centre de la Tunisie (délégation de Menzel Mhir dans le gouvernorat de Kairouan). La ville smart et eco-friendly abritera toutes les disciplines médicales. La ville Aghaliba sera constituée d’espaces d’activités intégrées et complémentaires, ce qui la rendra un pôle international d’investissement durable. Ce projet sera le premier en son genre en Tunisie et en Afrique par sa typologie sociale, économique et scientifique (environnement, technologie, médicale et industriel).

Ce sommet sino-arabe devrait permettre d’aborder tous ces projets, des initiatives et des opportunités d’investissement à même de permettre de booster la coopération économique entre la Chine et la Tunisie. Car la Chine est disposée à travailler avec la Tunisie pour planifier la prochaine étape de la coopération bilatérale sur le plan politique, économique, commercial, humain et militaire, tout en élargissant les horizons et en exploitant le potentiel dans le but de mieux profiter aux deux peuples. En approfondissant la coopération sino-arabe, la Chine veut faire de « la Ceinture et la Route » une « Route de santé », une « Route numérique », et une « Route écologique » pour répondre, la main dans la main, aux menaces et aux défis mondiaux, promouvoir la construction d’une communauté de destin pour l’humanité et travailler ensemble pour un avenir meilleur. Qu’attend la Tunisie pour emprunter une voie déjà balisée ?


Au revoir

Son Excellence l’ambassadeur de la République Populaire de Chine, M. Zhang Jianguo, s’apprête à quitter son poste à Tunis pour faire valoir ses droits à la retraite. Durant un mandat court mais riche et dense, il a pu multiplier les actions pour élever le niveau de la coopération et de l’amitié entre la Chine et la Tunisie.  Il a aussi été d’un grand soutien aux médias tunisiens en accordant des dons et équipements médicaux pendant la pandémie. Nous lui souhaitons tout le bien et gardons de lui un bon souvenir.

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Un commentaire

  1. Bassem chorfane

    04/12/2022 à 13:10

    Bonjour, ravie que mon pays puisse avancer.

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