Une bonne moisson

Malgré les problèmes syndicaux qu’a vécus le secteur de l’éducation nationale durant les deux premiers trimestres de l’année scolaire, la moisson du baccalauréat 2019 s’en est tirée avec brio, enregistrant des résultats harmonieux d’une section à l’autre, et des niveaux de moyennes dans les différentes régions qui soutiennent la comparaison avec ceux de l’an passé.
Certes, les disparités régionales n’ont pas disparu et Sfax garde le leadership des moyennes et des taux de réussite, suivie de Monastir et de l’Ariana, mais les régions de l’intérieur persistent à améliorer leurs performances.
S’agissant des sections, les matheux gardent la première place des taux de réussite mais les littéraires ont doublé leurs scores.
Ce réveil des littéraires n’est pas dû au hasard mais est consécutif à des efforts assidus de la part tant des enseignants que du ministère, qui a mis le paquet pour mettre à niveau l’apprentissage de notre langue nationale.
Car s’il est certain que le niveau de nos bacs scientifiques est fort concurrentiel avec les bacs étrangers, celui de nos bacs littéraires et autres appelle un suivi assidu. Afin que le niveau général de maîtrise des langues, de l’expression et de la communication soit conforme à nos attentes et à nos aspirations.
Ce progrès noté cette année vient confirmer que les résolutions prises par nos cadres du secteur ont quelque peu réussi, malgré parfois des hésitations et des controverses pénalisantes, à tracer une voie à la réforme tant souhaitée.
Quant au sauvetage de l’année scolaire et du baccalauréat proprement dit, il n’a été possible que par la prise de conscience de toutes les parties du fait que le dialogue anarchique, l’entêtement et le jusqu’au-boutisme mènent à l’autodestruction. De sorte que la raison a fini par prendre le dessus. Espérons que cette résolution sera définitive.

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