A la faveur des réussites remarquables engrangées par nos forces sécuritaires dans leur lutte continue contre le terrorisme, réussites qui ont prouvé au cours des derniers jours qu’il existe un contrat de confiance et de concorde entre les Tunisiens et leurs institutions sécuritaire et militaire, l’on a le droit de se poser la question suivante : à quand l’instauration d’un pacte similaire entre le peuple et son élite politique et aussi civile afin d’éviter un nouveau séisme comme celui que notre pays a vécu jeudi 27 juin dernier ?

La question s’impose et il est grand temps d’y apporter une réponse claire, transparente et surtout définitive. Faut-il rappeler que dans les pays démocratiques les luttes politiques et les polémiques d’idées constituent un signe de santé et de vivacité de la classe politique, que ses composantes appartiennent au pouvoir ou à l’opposition. Sauf que quand les tiraillements ou les conflits franchissent les lignes rouges et révèlent des tensions ou des désaccords trahissant des agendas antipatriotiques, il devient urgent d’y mettre un terme.

Et la tournure des événements qui ont secoué le pays, ces derniers jours, a montré malheureusement que certaines parties se sont piégées ou ont été piégées pour produire un discours et exercer un comportement qui n’étaient pas à la hauteur de la solennité de l’instant historique que traversait le pays.

Pour être plus clair, on a vécu un déni de responsabilité et de maturité inquiétant d’une grande partie de notre classe politique au moment où les héros de nos institutions sécuritaire et militaire ont prouvé qu’ils sont à la hauteur de la mission historique dont ils ont la charge, celle de préserver la sécurité et l’invulnérabilité de notre chère Tunisie.

Le flottement manifesté par les acteurs du paysage politique et aussi civil (la floppée des analyses constitutionnalistes ayant inondé les radios et TV et semé la discorde et la division parmi les citoyens) est à inscrire dans le registre des erreurs dues à l’inexpérience et à l’incompétence qu’il est possible de pallier à l’avenir à condition de s’armer de bonne volonté et d’engagement patriotique.

En tout état de cause et en attendant que les erreurs et les errements ne se reproduisent plus, c’est, à la fois, un acte de devoir et de fierté de rendre un hommage hautement mérité à nos sécuritaires et à nos soldats pour leur apport inestimable à la pérennité de leur patrie.

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