Des transactions ont été déjà réalisées par les trois grosses cylindrées du pays.

Si nos joueurs se la coulent douce, en ce moment, en profitant «pleinement» de leurs vacances, il n’en est pas de même pour les dirigeants des clubs qui continuent de… faire la tournée des régions à la recherche de renforts, en prévision de la saison 2019-2020. Fait saillant : la traditionnelle chasse aux recrues a commencé, cette fois-ci, précocement. D’abord, parce que le marché offre un plus grand nombre de joueurs de talent transférables.
Ensuite, parce qu’il va falloir, sans plus tarder, passer ses commandes, la prochaine saison devant démarrer plus tôt que l’habitude, étant donné l’événement de la CAN 2020 qu’organisera la Tunisie au mois de janvier.

Premier gros gibier
Comme à l’accoutumée, la chasse aux recrues, qui fait déjà rage, mobilise les trois grosses cylindrées de notre handball, à savoir l’Espérance Sportive de Tunis, l’Etoile Sportive du Sahel et le Club Africain. Ces trois clubs, forts de leur puissance financière qui n’a rien à voir avec… la misère des budgets des autres, viennent d’achever leurs premières courses, sous forme de conclusion des transactions suivantes :
– CA : engagement de l’international junior du SCMoknine, Ala Mustapha, sacré meilleur buteur du championnat écoulé, il a signé un contrat de 4 ans.
– EST : recrutement, pour deux ans, du gaucher du CSSakiet Ezzit, Najeh Njah… bourreau des «Sang et Or» lors de la fameuse dernière finale de la Coupe de Tunisie.
– ESS : enrôlement, pour une saison, de l’ex-international Slim Hédoui. Agé de 32 ans, le natif de la Chebba signe ainsi un retour à ses premières amours qui étaient derrière sa notoriété, tout en lui permettant d’aller faire fortune, dix bonnes années durant, aux pays du Golfe.

Au suivant…
Ces trois recrutements de taille ne semblent pas pour autant avoir assouvi la soif de leurs auteurs. En ce sens que ceux-ci continuent, dans une discrétion presque totale, de ratisser large dans les régions fertiles en joueurs talentueux qui promettent. Ces régions abritent des écoles de formation, telles que Béni Khiar, Moknine, Téboulba, Hammamet, Ben Arous, Menzel Témime, Ezzahra, El Menzah, Radès, Zitouna, etc.
C’est dans ces pépinières que pullulent de futurs grands joueurs, que tout se joue actuellement entre les trois ogres du handball tunisien. D’où la très forte probabilité de les voir engranger d’autres recrues de valeur.
En parallèle, l’ouverture sur l’étranger ne faiblit pas, avec des contacts lancés en Europe, en Afrique et dans le monde arabe.
Mohsen ZRIBI

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