La valeur marchande des pros sénégalais avoisine les 400 millions d’euros.
C’est sûrement cet indicateur de «dissuasion» qui donnera des ailes largement déployées aux Aigles de Carthage qui sauront être à la hauteur du grand défi.

Une fois en demi-finale, aucun des quatre protagonistes encore en lice n’a le droit de prétendre qu’il va s’adjuger la couronne et s’accouder confortablement sur le trône. Les chances de succès restent donc partagées à parts égales entre les quatre prétendants. Et c’est exactement cela faire partie ou atteindre le fameux «carré d’as».

A ce niveau, l’on ne peut que retenir son souffle et espérer que la chance sera de son côté sans rien de plus. C’est que le fait d’arriver à ce stade très avancé de la compétition est une grande performance en soi. Nul ne doit rougir d’une défaite en demi-finale. Et heureux celui qui parvient à passer avec succès l’épreuve de cette étape pour permettre à ses fans de prolonger davantage et jusqu’au bout leur beau rêve de voir leur équipe de cœur atteindre la plus haute marche du podium.

C’est exactement la situation de notre équipe nationale qui affrontera tout à l’heure son homologue sénégalaise au Caire avec comme rêve à exaucer d’arriver en finale et d’attendre encore la concrétisation du rêve suprême: la Coupe d’Afrique.

Eviter la fébrilité

Aujourd’hui, l’équipe nationale a amplement honoré son contrat en atteignant le carré final et personne ne pourra plus rien lui reprocher même en cas d’élimination. Surtout que, même en présence de six ou sept bonnes équipes qui méritent d’être sacrées, le titre ne reviendra qu’à une seule parmi elles. C’est la loi de la compétition. C’est cruel, diront certains, mais toute la fascination et l’extase y résident. Ce qui reste à faire par notre équipe nationale, c’est de faire preuve de calme, de sobriété et surtout d’application. Exactement comme elle l’a fait face au Ghana et à Madagascar. A mon humble avis, si les coéquipiers de Ferjani Sassi arrivent à maîtriser encore leurs nerfs et à appliquer scrupuleusement les consignes tactiques, ce n’est pas le Sénégal qui va pouvoir entraver leur marche. Il ne faut pas, par ailleurs, se leurrer du fait que le Sénégal n’a jamais été sacré champion d’Afrique. Car la qualité supérieure des joueurs qu’il compte dans ses rangs, à l’instar de sa vedette Sadio Mané (Liverpool) qui vaut 120 millions d’euros, Kalidou Koulibaly (Napoli) 75 millions d’euros, Ismaïla Sarr (Rennes) 30 millions d’euros, Idrissa Gueye (Everton) 25 millions d’euros et l’on en passe, donne vraiment la trouille, surtout quand on sait que la valeur globale des joueurs pros sénégalais frôle les 400 millions d’euros. Mais ce n’est pas cela qui va faire trembler nos joueurs ni les déstabiliser outre mesure.

Les Msakni, Khazri, Sliti, Sassi, Chaâlali, Khénissi et consorts, qui ont plus d’un tour dans leur sac, sont capables de relever le plus ardu des défis et surprendre agréablement tous leurs supporters.

Et quand on sait que «trop de bien nuit», on peut se rendre à l’évidence que le grand nombre de stars dans une équipe peut devenir un handicap en affectant manifestement la qualité du jeu collectif. Lequel jeu collectif est (et restera) la force de frappe et le secret de succès de notre équipe nationale. Les Aigles de Carthage sont capables de nous émerveiller davantage et de prouver qu’ils sont en Egypte en vrais conquérants qui ne redoutent aucun adversaire. Bonne chance.

Amor BACCAR

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