Cette semaine sera, de l’avis de plusieurs observateurs et analystes politiques, une semaine décisive par excellence pour les partis politiques quant au choix de leurs candidats au palais du Bardo, dans la mesure où l’opération de dépôt des candidatures à la députation démarrera lundi prochain, soit le 22 juillet, et se prolongera jusqu’au 29 du même mois.
Donc, on s’attend à ce que la semaine du 15 au 22 juillet connaisse les dernières tractations entre les partis envisageant de présenter des listes communes, permette de voir comment les partis politiques les plus influents sur la scène nationale vont affronter la dure épreuve de départager leurs candidats aspirant à un siège au Bardo et donc à l’aval du parti et donne, enfin, l’opportunité à l’opinion publique de découvrir si l’expérience des listes indépendantes sous «le contrôle ou le suivi amical des partis politiques» va se renouveler comme cela s’est produit lors des élections municipales du 6 mai 2018.
Toutes ces hypothèses ou interrogations sont d’autant plus plausibles que les événements qui se déroulent sur la scène politique en rapport avec le rendez-vous électoral du 6 octobre prochain promettent déjà beaucoup de surprises à même de chambarder le paysage politique actuel et d’y imprimer une nouvelle donne à laquelle plusieurs formations politiques ne se sont pas préparées à bon escient et risquent d’y laisser des plumes.
Ainsi, les tractations, les alliances ou les compromis qu’on annonce à un rythme quotidien préfigurent-ils un nouveau paysage politique qui sera différent de l’actuel au niveau des visages ou des personnalités qui gouverneront peut-être ensemble, mais de ce paysage tant attendu, ils ne sont pas nombreux les Tunisiens, y compris ceux qui avaliseront les prochains consensus, à attendre quelque chose de durable ou de concret.

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