La promulgation des lois par le président de la République est une des fonctions essentielles du régime politique de la Tunisie, que l’on a désigné comme « parlementaire pondéré », lequel est ainsi défini avec précision à travers les procédures complexes arbitrant les formalités auxquelles s’obligent les deux têtes de l’exécutif, selon divers délais cumulés.
Ces procédures ont ainsi conduit nos médias à faire appel à divers juristes, notamment constitutionnalistes, pour visualiser le tableau et rassurer les citoyens.
La plupart des experts et connaisseurs situent à hier soir le dernier délai de la promulgation du projet de loi portant amendement de la loi électorale, lequel projet devra être publié au Journal officiel dans les limites d’autres délais très serrés.
Interviennent ici les bruits qui courent et les aléas «humains» ou techniques que l’on ne pourra justifier qu’a posteriori. Même si, à ce niveau, la Constitution est réputée inviolable. Y compris lorsque le chef de l’Etat est souffrant et réputé convalescent.
Le fait est que le courant passe mal et que la communication est défaillante. Surtout lorsqu’il s’agit des prérogatives partagées entre les deux sommets du pouvoir exécutif.
Or, la cohésion s’invite spécialement à ce niveau, et une structure de coordination technique neutre et de communication fluide aurait dû se mettre en place depuis le début du mandat, afin d’éviter ces incertitudes et, parfois, confrontations non dévoilées. Et que le peuple voudrait connaître.

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