Aujourd’hui, lundi 22 juillet, sonneront, à huit heures du matin, les trois coups annonçant l’ouverture du dépôt des candidatures aux législatives du 6 octobre prochain.   

Une journée que les Tunisiens, plus particulièrement les adhérents aux partis politiques, les observateurs et les analystes politiques, attendaient dans une ambiance marquée, notamment, par les évènements qui ont secoué le pays tout au long de la semaine précédente, en premier lieu la non-promulgation par le président de la République des amendements introduits sur la loi électorale.

Et la polémique constitutionnelle suscitée par le comportement du chef de l’Etat de provoquer un débat passionnant et des échanges sans précédent entre les constitutionnalistes tunisiens, sans parvenir à un consensus qui satisfasse tout le monde au point que certains parlent encore et aujourd’hui même, jour de l’ouverture des candidatures, de la possibilité d’appliquer la nouvelle loi lors de la proclamation des résultats des législatives au cas où le chef de l’Etat déciderait de signer l’amendement en question dans les prochains jours laissant insinuer qu’il est possible d’entamer l’opération électorale à l’échelle de la réception des candidatures sur la base de l’ancienne loi et de l’achever, lors de la proclamation des résultats, sur la base de la nouvelle loi paraphée, entretemps, par le président de la République.

En tout état de cause, les Tunisiens, qui ont vécu une semaine très chaude au niveau des palabres, des polémiques et des débats qui ont accompagné la longue attente de la décision du président de la République, veulent que les choses se déroulent aujourd’hui autrement au niveau des Irie qui se préparent à accueillir les candidats qui viendront déposer leurs dossiers en prévision des législatives du 6 octobre.

On s’attend, en effet, à ce que les partis politiques, les coalitions ou les listes indépendantes présentent leurs candidats dans un climat de transparence et de clarté de façon à permettre aux citoyens de découvrir le profil des candidats qui aspirent à leur confiance d’accéder aux orientations générales qui président à leurs programmes et, enfin, d’entamer peut-être le processus de réconciliation entre les citoyens électeurs et les membres de la classe politique post-révolution qui ont excellé dans l’effort de faire en sorte que les Tunisiens divorcent d’avec la politique et boudent les partis et les rendez-vous électoraux.

En attendant ce que la journée d’aujourd’hui dévoilera comme nouveaux visages, on est dans l’ignorance totale des personnalités que les partis proposeront pour les 217 sièges du palais du Bardo.

Dans les autres pays où la démocratie est consacrée,  les listes des candidats à la députation sont connues des mois avant leur dépôt officiel.

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