Dans les pays ancrés dans la démocratie et dans la consécration de l’Etat de droit et des institutions, les événements douloureux, à l’instar du décès du chef de l’Etat alors qu’il exerçait encore ses fonctions présidentielles, constituent des moments privilégiés pour mesurer le haut degré de l’enracinement de l’idée démocratique dans la culture et le comportement aussi bien des citoyens que des gouvernants et pour jauger aussi le niveau de la maturité et de la conscience citoyenne atteint par ces peuples en ce sens que la Constitution, la loi suprême, demeure au-dessus de toutes les considérations, de toutes les ambitions personnelles et de tous les calculs partisans.

Hier, jeudi 25 juillet, journée particulière dans l’histoire moderne de la Tunisie puisque marquant le 62e anniversaire de la proclamation de la République, les Tunisiennes et les Tunisiens ont été mis, à la faveur du décès du Président Béji Caïd Essebsi,  devant la dure épreuve de prouver leur haut sens de la  citoyenneté et de montrer qu’ils méritent bien de la démocratie dont ils goûtent aux délices depuis près de 9 ans.

Et ils ont  réussi superbement l’examen de convaincre le monde entier que, désormais, la Tunisie est un pays démocratique où les institutions fonctionnent normalement, où la loi est au-dessus de toutes les velléités et où les moments difficiles sont plutôt perçus comme une opportunité de réaffirmation de la fidélité des Tunisiens à l’engagement et de respect du contrat de confiance signé par tous en vue de faire accéder le pays au giron de la modernité et du progrès.

La première condition pour s’y incruster n’est-elle pas de respecter les engagements conclus et de se mobiliser comme un seul homme pour que la Tunisie reste debout dans les moments durs dans l’objectif de poursuivre avec succès l’aventure démocratique.

Et quel plus bel et plus noble hommage à rendre méritoirement à la mémoire de feu Béji Caïd Essebsi que de poursuivre son œuvre d’édification quotidienne de l’Etat tunisien.

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