Le capital humain demeure le plus précieux

Editorial La Presse

 

La Tunisie a toujours parié sur les compétences et les ressources humaines pour mettre en œuvre ses  programmes de développement socioéconomique. Une approche confirmée, en ce début de semaine, à l’occasion de la participation de notre pays à l’ouverture de la conférence des ministres du Travail des Etats du Sahel et du Sahara organisée par le ministère libyen du Travail et de la Réhabilitation, les 27 et 28 novembre 2023.

En effet, il est de notoriété que la Tunisie accorde un intérêt majeur à la formation des jeunes et à l’éducation qui se taille la part du lion dans le budget annuel de l’Etat, sans oublier l’intérêt majeur porté aux domaines de l’enseignement supérieur et de la formation professionnelle.

Il en est de même pour le domaine de la santé, d’où la multiplication des réformes mises en place pour apporter les améliorations adéquates à la communication du savoir et des connaissances aux élèves et étudiants d’aujourd’hui. Les hommes de la nation de demain.

Il est évident que le meilleur investissement devrait être consenti dans la formation des compétences humaines qui constituent, de l’avis général, le plus précieux des capitaux. Il faudra par la suite relever les défis de l’emploi, en vue de leur garantir une vie décente et fournir les conditions de vie leur permettant de s’épanouir et donner le meilleur d’eux-mêmes.

C‘est donc dans ce cadre que les autorités ont procédé à la mise en place d’un système d’information et de veille pour suivre l’évolution du marché du travail à l’échelle aussi bien nationale qu’internationale, sans oublier d’inclure le phénomène migratoire des jeunes et des compétences dans les politiques nationales.

Dans le même ordre d’idées, on apprend que la Tunisie est parvenue à établir des partenariats avec une dizaine de pays africains, à travers le Centre national de formation des formateurs et d’ingénierie de la formation, récemment certifié ISO-CEI 17024-2012, une accréditation reconnue dans plus de 150 pays.

Ainsi, des efforts restent à déployer conformément aux objectifs de la vision stratégique sur le moyen et le long terme, en étroite coopération avec les pays du Sud et du Nord

En tout état de cause, on s’accorde à dire que le développement et le renforcement du capital humain constituent le fondement d’une croissance inclusive et le gage du progrès social et économique de la Tunisie, dans le sens où le capital humain recouvre, selon le concept de l’Ocde, l’ensemble des connaissances, des qualifications, des compétences et des caractéristiques individuelles facilitant l’émergence du bien-être personnel, social et économique.

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