BILLET | Gel des prix : Au chevet du pouvoir d’achat

 

Les portefeuilles des citoyens font toujours face à un adversaire redoutable : l’inflation. Celle-ci rogne de plus en plus le pouvoir d’achat du consommateur tunisien qui se rebiffe, quotidiennement, devant la cherté des prix des denrées alimentaires et autres.  Cette inflation est due à des facteurs exogènes multiples comme les perturbations de la chaîne d’approvisionnement, causées par la pandémie de Covid-19, qui ont entraîné une pénurie de certains produits et une augmentation farouche des prix des produits de première nécessité, ainsi qu’une demande accrue dans certains secteurs.  Il s’agit pour certains d’une mauvaise gestion du marché émaillé par le désordre et la mainmise des spéculateurs. D’autres restent dans l’expectative et se prononcent pour un contrôle rigoureux du circuit, l’organisation du circuit de distribution des marchandises et pour la lutte implacable contre la bureaucratie. Les pouvoirs publics sont invités à réguler les prix et les mettre au diapason du pouvoir d’achat des ménages qui se réduit comme peau de chagrin. Pour atténuer l’effet de l’inflation sur le pouvoir d’achat des ménages, le ministère du Commerce et du Développement des exportations vient d’annoncer une série de mesures destinées à la maîtrise des prix de certains produits non régulés et au gel des prix de certains produits alimentaires tels que les conserves, les biscuits et pâtisseries, les boissons gazeuses et les jus, ainsi que les produits laitiers. La même mesure concernera les produits de nettoyage domestique, les produits de santé et les matériaux de construction. Il a annoncé en parallèle le plafonnement des services de coopération entre les producteurs et les distributeurs à hauteur de 5 à 10% du chiffre d’affaires selon le régime (libre ou régulé). Force est de rappeler que  le Chef de l’État, Kais Saïd, a fait de la protection du pouvoir d’achat du citoyen son cheval de bataille. A ce titre, il a livré une guerre sans merci aux spéculateurs des produits alimentaires, les peines vont jusqu’à la perpétuité.

Quoique l’inflation s’inscrive dans une tendance baissière depuis le mois d’octobre, les niveaux des prix restent toujours élevés, particulièrement ceux des denrées alimentaires. Aujourd’hui, la cherté de la vie n’est pas une simple statistique, mais une expérience tangible pour de nombreux ménages, contraints de jongler avec leur budget et les fluctuations du marché en cherchant désespérément les moyens de maintenir un certain équilibre financier.

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