Clôture du projet InvestMed : De la formation à la transformation économique en Méditerranée

 

A l’heure où l’innovation, la croissance et la protection des start-up et des jeunes entreprises sont au cœur des préoccupations, InvestMed se distingue comme le catalyseur d’opportunités durables, tissant des liens entre les aspirations entrepreneuriales et la prospérité régionale.

La clôture du projet InvestMed s’est déroulée jeudi à Tunis, marquant une étape cruciale dans son parcours. Lors d’une conférence de presse organisée à cet égard, les intervenants ont souligné l’importance des partenariats locaux et régionaux dans la mise en œuvre de projets à dimension internationale, mettant en avant la contribution essentielle du projet à la promotion de l’entrepreneuriat dans la région méditerranéenne.

Innover, croître, protéger

Dans une déclaration accordée à La Presse, Zied Dabbabi, communication Manager de BusinessMed, a indiqué qu’aujourd’hui, les start-up et les entreprises innovantes de la Méditerranée font face à des défis majeurs en termes de compétitivité, de durabilité, d’internationalisation et d’innovation. Ces défis exigent des solutions novatrices pour assurer leur croissance et leur pérennité. Et dans un contexte où l’écologisation de l’économie peut apporter des avantages économiques et environnementaux à la région, le projet InvestMed se positionne comme un acteur clé pour relever ces défis.“InvestMed a pour objectif de soutenir de nouvelles opportunités commerciales durables pour les jeunes et les femmes dans trois pays méditerranéens, à savoir l’Egypte, le Liban et la Tunisie. Ce projet vise à renforcer la compétitivité des PME en formant leur personnel et en les encadrant. Parallèlement, il ambitionne de renforcer les capacités des autorités publiques à faciliter l’accès et à protéger les droits de propriété intellectuelle, créant ainsi un écosystème propice à l’entrepreneuriat durable”, a-t-il souligné, tout en ajoutant que l’impact prévu d’InvestMed est significatif, visant à générer des opportunités économiques et à créer des emplois pour les jeunes et bien évidemment les femmes, ce qui va renforcer le tissu entrepreneurial et économique de la région méditerranéenne.

Renforcer l’intégration transfrontalière

D’un autre côté, Zied Dabbabi a mis en avant le rôle crucial de BusinessMed (Union des Confédérations méditerranéennes d’entreprises) en tant qu’ONG basée à Tunis, occupant une position centrale en tant qu’association unificatrice des dirigeants et des patrons d’entreprises de la région méditerranéenne. Il a souligné la diversité de ses membres, prenant comme exemple l’Utica en Tunisie, et a observé que des entités équivalentes existent au sein d’autres confédérations d’employeurs méditerranéennes, couvrant à la fois les pays du Nord et du Sud.Dabbabi a insisté aussi sur le leadership de BusinessMed dans le projet InvestMed, soulignant que ce dernier était financé par le programme Eni CBC, qui a pour objectif de favoriser un développement économique, social, et territorial équitable, durable, et socialement juste. Son ambition est de renforcer l’intégration transfrontalière, tout en mettant en valeur les territoires et les valeurs des nations participantes.“En Tunisie, le programme de financement Eni CBC soutient plus de cinquante initiatives, bénéficiant à plus de vingt d’entre elles. Ceci pour dire que l’objectif principal d’InvestMed était d’apporter un soutien stratégique aux entreprises et start-up innovantes, les aidant à renforcer leurs compétences sectorielles, à concrétiser des opportunités sur le marché et à développer des compétences cruciales, telles que la propriété intellectuelle”, a-t-il affirmé.A une question sur les grands axes de ce projet, Zied Dabbabi a cité quatre piliers importants, mettant en avant l’importance de la dimension culturelle, de la propriété intellectuelle, du renforcement des compétences en matière de développement durable, et du renforcement des compétences des autorités publiques pour faciliter l’accès des entrepreneurs jeunes et féminins aux Droits de propriété intellectuelle (DPI) ainsi qu’aux contrats commerciaux, couvrant à cet égard les aspects légaux et réglementaires ainsi que la stratégie globale des projets.  “Le projet InvestMed avait soigneusement sélectionné 37 PME innovantes et start-up installées depuis cinq ans, afin de garantir un niveau de maturité propice à une croissance significative.

Ces entreprises ont présenté des demandes variées, allant de l’acquisition de matières premières au lancement de nouveaux produits, en passant par des projets de recherche pour stimuler l’innovation, la refonte d’identités et des stratégies marketing. Le processus de sélection a été rigoureux, et aujourd’hui 12 entreprises tunisiennes ont été choisies pour recevoir des fonds. Chaque entreprise sélectionnée bénéficiait également d’un suivi attentif de la part du Business Support Organisations (BSO), jouant un rôle crucial dans l’accélération de leurs projets”, a-t-il encore précisé.

L’internationalisation en action

Par ailleurs, Dabbabi a partagé quelques exemples de réussite, mettant en avant des entreprises qui ont lancé avec succès de nouveaux produits sur le marché. Il a également souligné l’impact des formations dispensées tout au long des trois années du projet, offrant aux entreprises des connaissances approfondies sur la gestion durable des projets et le développement des compétences en matière de propriété intellectuelle. “L’internationalisation des start-up a été un point fort du projet, avec des initiatives régionales visant à créer des synergies entre investisseurs et entreprises de différents pays méditerranéens”, a-t-il affirmé.

Dans ce même cadre, Dabbabi a illustré l’importance de ces collaborations en évoquant des entrepreneurs qui ont identifié des produits complémentaires et ont exploré des opportunités de marché commun et en soulignant que la logistique interne était au cœur de cette démarche, facilitant la création de liens durables entre les entreprises. Quant à la prochaine étape après la clôture du projet InvestMed, Dabbabi a assuré que bien que ce projet prenne fin, environ cinquante projets similaires ont été lancés au cours des trois dernières années, chacun se concentrant sur des secteurs différents. Il a encouragé les bénéficiaires du projet à soumettre de nouvelles propositions et a annoncé que BusinessMed présenterait également de nouveaux projets, tels que le projet SOLiD qui vise à améliorer le dialogue social dans les pays cibles. Dabbabi a aussi exprimé l’espoir que les compétences acquises permettraient aux entrepreneurs de présenter avec succès leurs idées à de nouveaux investisseurs et institutions financières, contribuant ainsi à l’amélioration continue de leurs projets.

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