L’EST concède la défaite à Dar es Salam devant Al Hilal: Une défense peu sérieuse…

Un but marqué contre son camp signé Meriah. Une balle mal renvoyée par Tougai qui oblige Memmiche à commettre l’irréparable. Il n’en fallait pas plus pour perdre ses repères et… le match.


Contre toute attente et au moment où on croyait que l’équipe a atteint sa vitesse de croisière, l’Espérance est allée concéder à Dar es Salam la défaite face à une formation soudanaise d’Al Hilal, certes  en manque de compétition, mais intelligente à souhait. Des Soudanais, qui n’avaient pas forcément les meilleurs arguments offensifs, mais qui ne pouvaient pas non plus refuser les cadeaux offerts par les défenseurs « sang et or ».

Un match qui s’est joué en un quart d’heure. Et ce ne sont pas les attaquants d’Al Hilal qui ont offert, la victoire à leur équipe, mais plutôt les défenseurs espérantistes à commencer par Meriah qui, au lieu de réparer l’erreur de Tougai, a adressé un tir cadré et puissant, trompant son propre gardien. Un but encaissé tôt, trop tôt même à moins de dix minutes de jeu, chose qui a complètement chambardé les plans de Tarek Thabet.

Les bévues de Tougai et Meriah ne sont que le début d’une série d’erreurs commises par la défense espérantiste tout au long du match. Des erreurs de placement et de replacement des deux axiaux, mais aussi des deux arrières, souvent pris de vitesse par les attaquants athlétiques d’Al Hilal. Aux erreurs de repli s’ajoute donc une défaillance criarde de la condition physique.

Par ailleurs, le deuxième but encaissé est causé également par Tougai qui, en renvoyant mal le ballon, a obligé Memmiche  à commettre l’irréparable et l’arbitre d’accorder un penalty à Al Hilal, transformé par Abderrahmane à la 14’.

En à peine un quart d’heure de jeu, les deux défenseurs axiaux, Tougai et Meriah, ont offert deux cadeaux qu’Al Hilal ne pouvait pas refuser : un but contre son camp et un penalty offert et la formation soudanaise de mener par deux buts à zéro après seulement 15 minutes de jeu. La victoire sonnait comme une évidence pour une formation soudanaise qui manquait pourtant de compétition vu que le championnat local est à l’arrêt.

Une nonchalance criarde

Indépendamment des changements effectués par Tarek Thabet en deuxième mi-temps et l’apport du duo Bouguerra-Keba qui a constitué une éclaircie dans la grisaille, l’Espérance, sa défense en particulier, a été hors sujet avant-hier. Et pour cause : une nonchalance criarde de sa défense, ses deux axiaux en particulier. Quant aux deux arrières, Ben Ali et Ben Hmida, ils étaient totalement absents quand il s’agissait d’apporter leur soutien sur le plan offensif. Du coup, les solutions ont terriblement manqué sur les couloirs.

Autre défaillance des deux arrières : à l’instar des deux axiaux, ils ont leur part de responsabilité dans les trois buts encaissés. Car souvent, ils ont commis des erreurs de placement et, surtout, de replacement. Pris de vitesse par les attaquants d’Al Hilal, Tougai, Meriah, mais aussi Ben Ali et Ben Hmida  n’ont pas eu le temps de se replacer correctement, laissant Memmiche seul face à son destin. Le portier « sang et or » a eu beau se démener comme il le pouvait, il n’a pu rien faire quand Meriah lui adressa, contre toute attente, un boulet de canon. Sur le deuxième but, le gardien n’a pu, encore une fois, éviter le pire. Sur le troisième but non plus, puisqu’il n’a pas eu l’appui qu’il devait avoir de la part de ses défenseurs.

Evoquant cette lourde défaite, le coach « sang et or » a eu du mal à trouver les bons mots : « Nous ne pouvons pas gagner tous les matches», a-t-il dit au début de sa déclaration après le match avant d’ajouter : « Etre mené par deux buts à zéro en à peine dix minutes de jeu n’était pas facile à rattraper ». Et l’entraîneur « sang et or » de reconnaître : « Nous étions dans un mauvais jour, il y a des choses à revoir ».

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