«Fundraiser for Palestine» au profit de la campagne de solidarité du Croissant Rouge Tunisien avec la Palestine: Un beau programme !

Pour le volet musical, l’authentique Ghalia Benali, que l’on ne présente plus, interprétera des poèmes du grand Ibrahim Nasrallah. Intitulé «lé wakta lel ghad» (Pas le temps pour demain), son projet propose une fusion enivrante de poésie et de musique électronique.


Le génocide des Ghazzaoui.e.s a été mis en suspens pour quelques jours par le gouvernement de l’occupation israélienne (L’écrire rappelle et souligne l’absurde de la situation, car on ne met pas en pause un génocide, on le stoppe !) pour reprendre de plus belle dès les premières heures de la fin de la trêve. Cela fait que Ghazza la meurtrie pleure toujours. Cela fait que les voix des indigné.e.s et des défenseurs des droits et de la dignité humaine retentissent encore partout dans le monde, pour dire non à la barbarie et au terrorisme sioniste, pour dire non au colonialisme, non au mutisme complice de la communauté internationale, non aux mensonges-médias…

Et ces voix elles sont multiples, s’élèvent de différentes manières. En Tunisie, entre autres, manifestations populaires spontanées, ce sont surtout des élans de solidarité qui ont vu le jour à travers des événements sociaux et culturels, des expositions d’arts visuelles, des spectacles musicaux de concert avec le Croissant-Rouge tunisien.

C’est dans cette même configuration que va se tenir, aujourd’hui, dimanche 3 décembre à partir de 18h00, une soirée de soutien en Carpe Diem à Tunis dont tous les bénéfices seront reversés au Croissant-Rouge tunisien au profit de sa campagne de solidarité avec les Palestinien.nes, notamment celles et ceux bloqué.es dans l’enclave de Ghaza. Au programme du cinéma, de l’art graphique, de la musique live et un Dj set.

La soirée sera ouverte avec la projection du court-métrage «Les jambes de Maradona» («Maradona’s Legs») en présence de son réalisateur, le Palestinien Firas Khoury.

Né en 1982, ce dernier a obtenu une licence d’arts du cinéma à l’Université de Tel Aviv, avant de se lancer dans la création. Dès 2005, il démarre la réalisation de plusieurs courts-métrages, notamment «Islamic» (2005), «Two Arabs» (2006), «Hit Man» (2006), «Seven Days in Deir Bulus» (2007) ou encore «Yellow Mums» (2010). Ces premiers essais lui valent une reconnaissance de la profession à travers plusieurs prix glanés en festivals, mais aussi des diffusions à la télévision. Parallèlement, il s’engage dans la diffusion des films palestiniens et donne des cours d’art cinématographique. Il est membre fondateur du groupe «Falastinema», qui développe des ateliers de cinéma et présente des projections dans toute la Palestine.

En 2019, son court-métrage, Maradona’s Legs, est présenté à Palm Springs avant de recevoir 45 prix internationaux en festival et d’être mis en ligne sur Netflix dès le 15 octobre 2021. Deux ans plus tard, son premier long-métrage, Alam, est projeté en Première Mondiale au Festival International de Toronto. Diffusé au Festival International du Caire, il remporte le Prix du meilleur long-métrage, le Prix du public et le Prix du meilleur acteur. Il reçoit également le Prix du Jury Jeune au Cinemamed de Bruxelles.

Dans un autre registre, l’artiste visuelle palestinienne Haneen Nazzal proposera dans cette soirée solidaire une série d’articles de sa création qui illustrent de manière saisissante la fusion entre créativité et engagement envers la cause palestinienne.

Basée en Palestine à Ramallah, Haneen Nazzal est titulaire d’un diplôme en architecture de l’université palestinienne d’Al-Najah en 2014. Après avoir pratiqué l’architecture pendant 4 ans, elle a décidé de suivre sa passion et s’est tournée vers les arts visuels. Elle considère les arts graphiques comme une forme de résistance et un moyen de soutenir la lutte palestinienne pour la liberté et la justice. Avec le temps, elle s’est imposée comme une artiste de premier plan dans la défense des droits des Palestiniens et ses illustrations ont marqué le soulèvement palestinien de 2021.

Pour le volet musical, l’authentique Ghalia Benali, que l’on ne présente plus, interprétera des poèmes du grand Ibrahim Nasrallah. Intitulé «lé wakta lel ghad» (Pas le temps pour demain), son projet propose une fusion enivrante de poésie et de musique électronique.

Le programme sera clôturé par un Dj set de Emad Lulu  Saadoun. Ces deux artistes résidant à Tunis réinterpréteront des chansons emblématiques palestiniennes.

Laisser un commentaire