Les enseignants suppléants ! Il était temps !

Editorial La Presse

 

Au moment où on approche du bouclage du premier trimestre de l’année scolaire, le secteur de l’enseignement est en peine à cause des conditions professionnelles, matérielles et financières, qualifiées de précaires, des enseignants, surtout ceux suppléants.

C’est ainsi qu’on a commencé à enregistrer des mouvements et des revendications allant jusqu’aux grèves et au boycott des cours, ce qui pourrait entraîner un triste remake de l’année dernière qui a été sauvée in extremis dans ce que certains ont appelé «le temps additionnel».

En cette année, après avoir observé «une journée de colère à la mi-novembre dernier dans toutes les délégations régionales, les enseignants suppléants ont menacé de recourir à un boycott systématique des cours si leurs revendications n’étaient pas satisfaites, dont notamment l’application de l’accord signé le 23 mai 2023.

C’est donc en prenant en ligne de compte les risques d’une année mouvementée que les autorités compétentes semblent avoir retenu la leçon pour éviter les perturbations préjudiciables aux élèves, aux enseignants et à l’ensemble  de la société. Tellement les perturbations transcendent tous les domaines.

Le ministère de l’Education vient d’annoncer une bonne, voire «excellente» nouvelle, consistant à proposer aux enseignants suppléants des contrats dans une nouvelle forme, prévoyant une augmentation des salaires avec effet rétroactif à partir de septembre 2023.

Le département concerné a rendu public un communiqué révélant les détails de ladite augmentation des salaires des enseignants, des professeurs adjoints et des enseignants suppléants, dans un souci d’équité, de compétence et de mérite.

Dans le même ordre d’idées, certains députés se sont penchés sur ce dossier, lors d’une séance plénière, en lançant un appel pressant pour la régularisation de la situation des «suppléants» qui exercent, pour certains d’entre eux, depuis plus de dix ans « avec des contrats précaires sans couverture sociale et dans des conditions économiques difficiles…»

Par la même occasion, ces députés ont réclamé la réduction des disparités sociales dans le but de consacrer le principe de l’égalité des chances entre tous les élèves des différentes régions du pays.

Sur un autre plan, les députés ont tiré la sonnette d’alarme sur le problème endémique de l’abandon scolaire avec près de 100 mille élèves qui quittent l’école chaque année, avant d’évoquer la question de la consultation nationale relative à la réforme du système éducatif et de l’enseignement.

Ainsi, face au «faible» taux de participation à cette opération importante, soit à peine 450 mille personnes, un appel a été lancé pour prolonger les délais de participation à cette opération jugée comme étant une première étape nécessaire pour la mise en œuvre d’une réforme positive et efficace de l’éducation et de l’enseignement.

Laisser un commentaire