Actuel | La quête d’un équilibre durable

 

Dans la situation internationale actuelle, l’élaboration du Projet de loi de finances pour l’exercice 2024 n’était pas une tâche facile, compte tenu de beaucoup d’incertitudes géopolitiques. Sur le plan national, les différents plans et réformes à engager par le gouvernement, les contraintes sociales, la relance économique, les conditions climatiques incertaines viennent s’ajouter aux défis à relever, et s’il n’y a pas une vision dynamique, voire une stratégie, qui s’appuient sur une cohérence, en ces temps de pénurie et d’incertitude, les contreperformances risquent d’être coûteuses pour la Tunisie.

De là se dessine une autre réalité, celle vécue au quotidien par une grande partie de la population tunisienne. En effet, l’analyse de la situation  révèle la nécessité de relever les défis internes auxquels le pays est confronté, d’accélérer la réalisation des réformes structurelles tant attendues et de booster l’investissement dans des secteurs clés, tels que le tourisme, l’agriculture et les énergies renouvelables.

Le président de la République, Kaïs Saïed, dans ses multiples discours, met régulièrement l’accent sur le soutien des catégories démunies, l’urgence de répondre à leurs besoins et de les placer au cœur des politiques de développement du pays.

Cette frange sociale fait face à des défis de taille. La hausse des coûts de la vie est un problème majeur, impactant le pouvoir d’achat et la qualité de la vie des citoyens. De plus, le chômage, en particulier chez les jeunes, reste un défi persistant, malgré les efforts déployés pour stimuler l’emploi. Ces problèmes sont exacerbés par un système de santé et d’éducation qui subit des pressions croissantes, illustrées notamment par des infrastructures insuffisantes et un manque de ressources.

D’un autre côté, l’objectif principal, aujourd’hui, est d’accélérer la mise en œuvre des directives présidentielles visant à renforcer le pouvoir d’achat des citoyens et garantir l’abondance des produits de consommation courante. Il s’agit, en fait, de stabiliser les prix des biens de consommation et de réguler les marchés, de garantir un approvisionnement régulier sur les marchés nationaux, tout en luttant contre la spéculation commerciale. Ainsi, une régulation efficace s’impose pour éviter les distorsions du marché.

Dans cette optique, les préoccupations économiques et sociales des citoyens devraient être, en effet, au cœur des actions gouvernementales. A ceux-ci s’ajoutent les réformes nécessaires que le gouvernement n’a pas encore entreprises pour réaliser le décollage économique et social tant attendu par les Tunisiens et les opérateurs économiques. Car, un sursaut économique n’aura lieu que si le gouvernement mène des réformes courageuses qui prennent en compte les aspirations des citoyens.

L’économie tunisienne fait preuve d’une certaine résilience face aux chocs qu’elle a subis pendant ces dernières années. Mais cette appréciation ne semble pas plaire à certains économistes, qui pointent du doigt un taux de croissance économique qui ne dépasse pas 1,5%, et le niveau  toujours élevé du taux de chômage.

Des niveaux qui ne pourraient être ajustés sans une politique agressive d’investissement, notamment d’investissement privé, une amélioration du climat des affaires et une visibilité économique sur le plan international. Pour le Chef de l’Etat, la Tunisie dispose de meilleurs atouts sociaux, économiques, humains et des richesses permettant de garantir l’autosuffisance et l’autonomisation économique du pays.

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