Même si l’heure est au bilan du mandat présidentiel avec des pour et des contre  et des opinions mitigées, il n’en demeure pas moins vrai qu’un consensus se dégage dans la rue autour des acquis accomplis sous la bannière de Caïd Essebsi, notamment en matière de politique étrangère et de gestion des dossiers de sécurité et de diplomatie, sans négliger aussi ses positions claires sur certains dossiers de société qui lui tenaient à cœur comme la loi successorale et le mariage des Tunisiennes avec des non-musulmans. La mort du Président Béji Caïd Essebsi a causé une énorme douleur chez la population du Kef qui avait fortement cautionné  son arrivée à l’investiture suprême du pays, en l’occurrence, la présidence de la République et surtout nourri les spéculations quant à l’avenir politique du pays, en particulier pour le poste du prochain  Président de la République.

Même si l’heure est au bilan du mandat présidentiel avec des pour et des contre  et des opinions mitigées, il n’en demeure pas moins vrai qu’un consensus  se dégage dans la rue autour des acquis accomplis sous sa bannière , notamment en matière de politique étrangère et de gestion des dossiers de sécurité et de diplomatie, sans négliger aussi  ses positions claires sur certains dossiers de société qui lui tenaient à cœur comme la loi successorale et le mariage des Tunisiennes avec des non-musulmans.

Aussi les lieux publics se sont-ils transformés en espaces de dialogue et  de débat  sur l’ère de Béji Caïd Essebsi, auquel on lui reconnaît ses qualités de chef d’Etat de grande trempe et de médiateur chevronné dans les questions sensibles, doublé d’un esprit d’ouverture dans le débat critique. 

Le défunt jouissait aussi d’une place prépondérante chez les femmes qui voyaient en lui  un bon père de famille et un président sage et calme, lui qui a crié haut et fort en faveur de l’égalité entre les genres et la libération de l’élément féminin  du joug de l’obscurantisme  et de l’asservissement.

Il demeurera aussi l’homme qui a dit non à l’exclusion en refusant de parapher la nouvelle loi électorale adoptée par l’ARP en ce qu’il l’a jugée coercitive et discriminatoire  car elle visait, selon le communiqué publié par la Présidence de la République au début de la semaine écoulée, à priver une partie des Tunisiens  à participer aux prochaines élections législatives ou présidentielles.

Dès lors, les Tunisiens s’interrogent sur celui qui va lui succéder et sur son agenda politique en matière de concrétisation de la transition démocratique qui, de l’avis de tous les observateurs,  a franchi un palier important dans le pays.

En ce lundi, date butoir  de dépôt des candidatures aux élections législatives, les Tunisiens sont  toujours  dans le flou, circonspects et ne sachant à quel saint se vouer, car après le baroud d’honneur  tiré  par le président défunt sur tous les clichés  et autres lieux communs où prévalent la banalité et  autres résilience ou poncif l’on craint qu’il n’y ait pas de répit dans l’œuvre de l’homme qui  a  sauvé le pays d’une dérive certaine.

Bien malin cependant celui qui pourra deviner le nom du successeur de celui qui devra incarner  le sens du patriotisme, l’esprit de conciliation et la politique de médiation à toute épreuve, même si la Tunisie a toujours réussi à dépasser toutes les crises qu’elle a traversées, sans tomber ni dans le chaos, ni dans la discorde, en dépit des querelles idéologiques intestines qui ont  animé la vie politique dan le pays.

Jamel TAIBI

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