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Le pétrole continuera à jouer un rôle vital sur les marchés de l’énergie

Le pétrole continuera de jouer un rôle vital sur les marchés mondiaux de l’énergie pour les décennies à venir et tout appel à s’en passer est faux et surréaliste, a affirmé le secrétaire général de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), Haïtham Al-Ghaïs. Dans une interview accordée à l’Agence de presse koweïtienne (Kuna), Al-Ghaïs a pointé du doigt les dangers que le monde pourrait subir en cas d’arrêt de production ou d’utilisation pétrolière, précisant que le pétrole « représente une moyenne d’environ 31% du mix énergétique mondial ».De même, il a fait savoir que les facteurs liés à l’abondance du pétrole, à la facilité de son extraction, de son raffinage et de son transport, ainsi qu’à sa disponibilité à des prix raisonnables ont démontré le rôle important du pétrole depuis sa découverte il y a plusieurs décennies, « jusqu’à ce qu’il est devenu un élément majeur de l’économie mondiale et une partie intégrante de la vie quotidienne ». M. Al-Ghaïs a prévu que le développement économique à l’horizon 2045 mobiliserait toutes les ressources d’énergie disponibles, notamment le pétrole qui affichera une hausse de 23% pour atteindre 116 millions de barils par jour. Selon un autre scénario de l’Opep, la demande mondiale de pétrole pourrait atteindre 120 millions de barils par jour d’ici 2045, a-t-il dit, soulignant que des investissements suffisants doivent être garantis pour répondre à ces énormes niveaux de demande d’énergie et de pétrole.Pour garantir les approvisionnements nécessaires en pétrole, environ 14.000 milliards de dollars doivent être injectés dans diverses activités de l’industrie pétrolière d’ici 2045, ce qui renforcera la sécurité énergétique et aidera au développement des technologies nécessaires pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

La Russie, premier fournisseur de pétrole de la Chine

La Russie est restée le principal fournisseur de pétrole de la Chine au cours des deux premiers mois de l’année 2024, alors que les réductions de l’offre saoudienne se poursuivent. Les importations chinoises en provenance de Russie ont augmenté de 13% sur l’année pour atteindre 17,72 millions de tonnes, soit 2,16 millions de barils par jour (bpj) au cours de la période de janvier et février, selon les données de l’Administration générale des douanes. La Russie a été le principal fournisseur de la Chine tout au long de l’année 2023, avec plus de 107 millions de tonnes expédiées, soit 2,14 millions de barils par jour, malgré les sanctions occidentales et le plafonnement des prix à la suite de l’invasion de l’Ukraine en 2022. En coordination avec d’autres membres de l’Opep+, la Russie a choisi d’avancer une réduction volontaire de sa production de pétrole brut de 300.000 bpj au premier trimestre de l’année, dans le but de soutenir les prix de l’énergie. Le pays réduira sa production et ses exportations de pétrole de 471.000 bpj supplémentaires au deuxième trimestre. Boudé par de nombreux acheteurs internationaux, le pétrole brut russe s’est négocié à des prix nettement inférieurs aux prix de référence internationaux pendant la majeure partie de l’année dernière. Les importations en provenance d’Arabie saoudite, auparavant le plus grand fournisseur de la Chine, ont totalisé 13,49 millions de tonnes, soit 1,64 million de bpj, en baisse de 3% par rapport à la même période en 2023. Le Royaume a déclaré qu’il prolongerait sa réduction volontaire de 1 million de bpj jusqu’à la fin du mois de juin, laissant sa production à environ 9 millions de bpj.

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