Projet d’un train Algérie-Tunisie : Faciliter les déplacements et renforcer les liens entre les deux pays

 

Cette initiative s’inscrit dans un programme plus large de développement des infrastructures de transport, couvrant une distance totale de 5.650 kilomètres à travers le pays. L’objectif est aussi de créer une infrastructure moderne et efficace qui relie diverses régions du pays, améliorant ainsi la connectivité interne et avec les pays voisins.

L’information a été diffusée par plusieurs supports médiatiques algériens, il s’agit de la relance du tramway d’Annaba. Selon certains sites, le projet prévoit la construction d’une ligne ferroviaire reliant la ville d’Annaba à la Tunisie. Cette initiative s’inscrit dans un programme plus large de développement des infrastructures de transport, couvrant une distance totale de 5.650 kilomètres à travers le pays. Il s’agit également d’une initiative ambitieuse visant à faciliter les déplacements et à renforcer les liens entre les deux pays. Le gouvernement algérien, à travers le ministère des Travaux publics et des Infrastructures, a mis en lumière un projet d’envergure qui promet de transformer les voyages transfrontaliers.

Il est à rappeler que, chaque année, la Tunisie accueille plus d’un million de visiteurs algériens, principalement pour le tourisme, notamment durant la période estivale et les célébrations du Nouvel An, ainsi que pour des raisons médicales. Le nouveau lien ferroviaire vise non seulement à faciliter ces voyages mais aussi à les rendre plus agréables.

La fin des travaux pour 2026

Au-delà de la liaison Annaba-Tunisie, le projet révèle une vision ambitieuse de la part des autorités algériennes pour réorganiser et étendre le réseau ferroviaire. L’objectif est de créer une infrastructure moderne et efficace qui relie diverses régions du pays, améliorant ainsi la connectivité interne et avec les pays voisins.

Le plan inclut la mise en place de plusieurs lignes ferroviaires reliant différentes villes algériennes, telles que Sétif, Jijel, Batna, Ghardaïa, Ouargla et bien d’autres. Ces nouvelles lignes ferroviaires couvriront des distances significatives, avec un total de 2.773 kilomètres de voies, dont 727 kilomètres de double voie, améliorant ainsi considérablement la capacité et l’efficacité du réseau.

En outre, le projet ambitieux de relier le nord du pays au sud par le biais d’une ligne ferroviaire «Algérie-Tamanrasset» est particulièrement notable. Les travaux de cette ligne pharaonique s’achèveront en 2026, marquant une étape majeure dans l’amélioration de la connectivité à travers le vaste territoire algérien.

Ces projets de développement ferroviaire témoignent de la volonté de l’Algérie de moderniser ses infrastructures de transport et de faciliter les échanges et le tourisme avec la Tunisie.

Création de 200 à 300 emplois

En améliorant la connectivité non seulement à l’échelle nationale mais aussi régionale, l’Algérie se positionne comme un acteur clé dans le développement économique et social de la région. La réalisation de ces projets pourrait bien marquer le début d’une nouvelle ère de prospérité et de coopération entre les deux nations voisines.

Selon le site L’EST Républicain, «ce projet semblait mort-né depuis la réalisation de son étude en 2012, le Cours de la Révolution, la plus importante place publique de la Coquette. Cet élément, entre autres, entravait le lancement des travaux, à cause du refus des citoyens quant au passage du tramway par le Cours de la Révolution. Ainsi, un nouvel itinéraire, évitant complètement cette zone, avec comme point de chute l’avant-port d’Annaba, a été proposé au ministre des Transports, Mohamed El-Habib Zahana, qui était en visite à Annaba le 1er avril. La réalisation d’un tramway à Annaba donnerait incontestablement à la wilaya un statut à la mesure de ses ambitions. Ce projet, estimé à près de quarante millions d’euros selon certaines évaluations, et qui créerait entre 200 et 300 emplois, permettrait de résoudre le problème de déplacement des citoyens, avec une moyenne de 20.000 passagers par jour, soit près de 40% de la population totale d’Annaba».

D’après la même source, le projet du tramway est un système de transport en commun. Deux lignes sont prévues : la première comportera 22 stations et la seconde douze. La première ligne devrait partir du nord d’Annaba à Kouba avant de rejoindre la cité Ménadia, puis le siège de la wilaya et la gare ferroviaire où elle entrera en correspondance avec la seconde ligne. Ensuite, la ligne continuera vers l’ouest en direction de la cité des 400 logements avant de rejoindre Bidari vers le sud et de finir à l’université d’El Bouni (correspondance avec la ligne 2). Quant à la seconde ligne, elle devrait partir de l’université d’El Bouni (correspondance avec la ligne 1) pour traverser la commune d’El Bouni puis se diriger vers le nord pour rejoindre la gare ferroviaire (correspondance avec la ligne 1) et enfin terminer au port.

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