Le CA est tombé sur un ST accrocheur : De faux calculs…

 

Le onze de Mondher Kbaier n’a finalement pas pu venir à bout d’un ensemble stadiste coriace et loin d’être prenable. Durant la majeure partie du temps, les hommes de Hammadi Daou ont mis des bâtons dans les roues d’un CA quelque peu prévisible et freiné par un potentiel offensif pas encore exploité dans sa pleine mesure.

Le Stade a donc bien joué le coup même s’il pouvait aspirer à beaucoup mieux. Sauf que Hammadi Daou n’a pas « lâché les chevaux » lors des temps forts des siens, se contentant de fermer les issues et juste compter sur Khadhraoui et Jouini pour percer par des contres éclairs. En début de week-end, le coffre stadiste s’est donc avéré imprenable pour les Dhaouadi, Hamdi Laâbidi et autre Eduwo, à court de solutions à Radès. La force de caractère stadiste a eu raison des intentions clubistes. Et il faut, en l’état, relativiser la monopolisation du cuir par le onze de Mondher Kbaier, une analyse à pondérer, car le Stade n’a quasiment jamais été mis à l’épreuve même s’il s’est fait étonnamment discret la plupart du temps. Bref, hormis quelques banderilles offensives dont l’action dangereuse ratée par Oumarou en fin du match devant Moez Hassen, les stadistes se sont montrés timides. Bref, cette attitude revient à constater que les Bardolais n’ont pas encore réussi à rompre avec ses vilaines habitudes de repli constant face aux équipes qui développent du jeu. Cependant, toujours volet ST, l’équipe sait faire preuve d’une grande maîtrise dès que les milieux posent le pied sur le ballon. D’ailleurs, jamais durant 90’, le Stade ne s’est pris les pieds dans le tapis mais il est regrettable que Hammadi Daou a fait le choix de laisser le CA développer et l’attendre plutôt que de presser. Bien entendu, l’on se rappelle que le plan a fonctionné en phase 1 du championnat avec un Stade attentiste mais capable d’attaques placées et de contres ravageurs et payants. Sauf que là, il aurait été profitable d’aller bousculer le CA dans sa «zone de confort» plutôt que de se fixer des limites par peur d’être débordé sur la relance adverse. En clair, il semble que la consigne était claire surtout pour les excentrés : ne pas s’aventurer et laisser des espaces aux Hamdi Laâbidi et autres Arfaoui et Meziani, incorporés sur le tard.

Difficultés à contourner le bloc stadiste

La nouvelle contre-performance clubiste face au Stade Tunisien met donc de nouveau en exergue la platitude et l’absence de variété dans le jeu du CA. Une fois encore, les coéquipiers d’Ahmed Khélil, meilleur clubiste sur le terrain, ont semblé désarmés face à un adversaire consistant, imperturbable et impénétrable. Imprécis et imparfait même, le CA surnage donc dans l’insuffisance. La faute à une production d’ensemble déficiente et une approche chancelante. Bref, quand ça cale, le CA semble à court d’idées pour débloquer, éprouvant face au Stade Tunisien les pires difficultés à contourner le solide bloc d’en face, même si par moment le vétéran Zouheir Dhaouadi a tenté d’amorcer  quelques chevauchées sur le couloir droit, sans pour autant tirer parti du dédoublement de Zaâlouni (hors du coup et qui devra retrouver son punch). Confronté à des lacunes offensives avec un Edwo statique et un Hamdi Laâbidi qui cafouille son football, le CA n’a semblé en mesure de poser le pied sur le ballon et de percer qu’après les entrées de  Arfaoui et Meziani.

Trop tard et trop peu pour un CA incohérent, lésé par un alignement défensif approximatif, un milieu emprunté et une attaque qui manque d’aisance et de naturel. Aujourd’hui donc, dans le sens abordé ci-haut, même s’il faut admettre que le CA fut globalement inopérant face au ST, l’on ne peut seulement focaliser sur les  «absences constatées». Samedi, Ahmed Khélil a tenu son rang, Dhaouadi a quelque peu retrouvé ses jambes de 20 ans et l’élan débordant apporté par  les deux remplaçants Arfaoui et Meziani aurait pu s’avérer payant. Tout n’est donc pas à jeter aux orties, sans oublier que si l’arbitre Ahmed Dhaouadi et son compère de la VAR Houssem Hadj Ali avaient validé un penalty incontestable après qu’Amri fut ceinturé, pleine surface, par Hanachi, l’on aurait  parlé autrement.

Laisser un commentaire