Transport terrestre en commun : Digitalisation et équipements attendus en renfort

 

La primauté est donnée à la numérisation du stock des pièces de rechange et au renforcement du parc et des ressources humaines, tout en accordant une priorité absolue à la mise en place d’un système de transport viable garantissant la dignité, la sécurité et le bien-être des usagers.

Conscientes de l’importance majeure du secteur du transport public dans la mise en place d’une dynamique économique efficace, les autorités ne cessent de multiplier les initiatives et les mesures pour améliorer les prestations fournies aux usagers. Pour ce faire, réparer le matériel roulant, veiller au respect des horaires des dessertes des bus et métros font partie de la mise à niveau du secteur du transport terrestre.

Après de multiples interventions du Président de la République, c’est au tour de la ministre de l’Equipement et de l’Habitat, chargée de la gestion du ministère du Transport par intérim, d’intervenir pour présider une séance de travail consacrée à l’examen des sociétés régionales de transport et de la Société nationale de transport interurbain (Sntri).  Et comme l’heure est à la consécration de la numérisation globale, l’accent a été mis sur les moyens destinés à améliorer la rentabilité du transport public urbain et interurbain avec en prime la résolution des problèmes d’ordre structurel, logistique et financier liés.

Outre l’appel en vue de parachever l’installation des systèmes de suivi d’exploitation à distance des équipements, la primauté est donnée à la numérisation du stock des pièces de rechange et au renforcement du parc et des ressources humaines, tout en accordant une priorité absolue à la mise en place d’un système de transport viable garantissant, entre autres, la dignité et la sécurité des usagers.

Il faut dire qu’il était temps de mettre les bouchées doubles pour réaliser le bond qualitatif et quantitatif, pour mettre à niveau un secteur vital pour la dynamique économique de tous les jours, dans la mesure où le transport commun représente le maillon indispensable  des activités économiques.

Hausse des coûts liés aux services

Les transports publics souffrent de graves déficits. A titre d’exemple, on citera les dettes de la Société de transport de Tunis (Transtu) qui ont atteint 1.880 millions de dinars en 2022, dont 230 millions de dinars auprès des banques et des fournisseurs de pièces de rechange. A l’origine de cette situation, on trouve la non-révision de la tarification du transport depuis plusieurs années, ainsi que  la hausse des coûts liés aux services dont en particulier les prix du carburant, des pièces de rechange et la masse salariale.

En ce qui concerne les équipements, là aussi, la situation est alarmante. En effet, avec, en moyenne, un bus en panne par jour, au milieu de la route faute d’entretien, de rénovation et d’achat de nouveaux véhicules. Autant de facteurs qui ont entraîné le vieillissement du parc roulant, dont l’âge moyen avoisine les 13 ans pour les bus, 28 ans pour les rames de métro et de 45 ans pour les trains TGM. A ce titre,  le nombre de bus en circulation; 437 en 2022 contre 744 en 2010. Pour ce qui est du métro, 57 rames en 2022 contre 118 en 2010. Et 5 trains en 2022 en circulation contre 11 en 2010.

Dans ce cadre, on cite la livraison d’un premier lot de 122 véhicules bus usagés acquis par la Transtu auprès de la Ratp (Régie autonome des transports parisiens) sur les 300 programmés.

En tout état de cause, vivement la mise en place du nouveau programme, pour passer à l’heure de la numérisation en matière d’exploitation et de gestion de toutes sortes afin d’être au diapason des nouvelles technologies permettant l’optimisation des matériels existants, en attendant les renforts espérés.

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