Le CA écarte l’USBG et prend le grand huit : Au bout de l’effort

 

Après un match serré, le CA s’est donc qualifié pour les huitièmes de finale de la Coupe de Tunisie aux dépens d’une USBG qui s’est montrée moins adroite en fin de séance de tirs au but.

Ce n’était cependant pas évident pour le CA dimanche. Opposé à un adversaire qui a eu le mérite de débloquer le score sans pour autant résister au retour clubiste, le onze de Mondher Kbaïer a finalement arraché sa qualification au prix de 120 minutes de jeu ponctuées par une série haletante de tirs au but. Au bout du suspense donc, les coéquipiers du capitaine Zouheïr Dhaouadi passent à Ben Guerdane même, face à une équipe que les Clubistes connaissent assez bien pour l’avoir déjà croisée à deux reprises cette saison dans le cadre de la phase du championnat. Et puis, entre le CA et l’USBG, les stades avancés de la Coupe ont souvent constitué un pic de forme pour les deux équipes, avec à titre d’exemple cette finale de 2017 qui a souri au CA face à une USBG qui avait auparavant sorti l’EST en demies. Bref, dimanche, les deux équipes savaient que le gagnant pourrait forcément envisager de s’inscrire dans la durée de cette édition de Coupe. Dans un match pas assez emballant, si le CA a réussi a refaire son retard vers l’heure de jeu après l’ouverture du score des locaux intervenue en début de seconde période, il n’a pas su après coup se détacher et a dû attendre la fatidique séance des penalties pour faire la différence. Même en cours de match, les Clubistes ont à nouveau été lésés par un arbitre qui aurait pu siffler autrement, surtout en pleine surface de réparation adverse.

Difficile de poser le pied sur le ballon…

Sur ce, l’affiche de fin de week-end n’a pas atteint un niveau digne des standards des deux équipes. Peut-être en raison d’une surface de jeu synthétique, certainement pas de dernière génération mais pas seulement. Il se peut que l’enjeu ait pesé sur le jeu avec des lignes serrées, un marquage de zone de part et d’autre et un pressing de tous les instants sur le porteur du ballon. Difficile de poser le pied sur le cuir en l’état, de lever la tête sans être assiégé, sans oublier le vent fort qui a gêné les deux protagonistes. En clair, ce ne fut pas évident d’exprimer son football et les deux coachs, Mâaléj et Kbaïer, l’ont saisi en optant pour un style direct et un jeu en déviation la plupart du temps. A Ben Guerdane, si l’USBG a tenté de surprendre dès le coup d’envoi en avançant ses pions au-delà de la ligne de démarcation centrale, ce fut par la suite au tour du CA d’avancer son bloc-équipe et de surtout tenter de monopoliser le ballon. Sauf que 45’ durant, un Charfi alerte dans les bois, les pistons adverses et Ghazi Abderrazek (placé dans l’axe de la défense) ont empêché la moindre véritable occasion clubiste. L’on a donc dû attendre le but des locaux pour que le match s’emballe quelque peu avec une ouverture du score qui a totalement changé la physionomie de la rencontre, du moins jusqu’à l’égalisation clubiste signée Bikoro, qui, en passant, a renoué avec son poste de prédilection au cœur du jeu. Dimanche, au stade 7-Mars, aucun onze n’a vraiment subi et personne n’a dominé. Tantôt, ce fut au CA de résister, et de temps à autre l’USBG a été fortement bousculée. En football, on dit que la chance sourit aux audacieux. Aux tirs au but, les Clubistes ont réussi leur exercice, puis Zid rate et Taoues libère les siens et délivre surtout le banc clubiste, Mondher Kbaïer en premier…

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