A l’instar de plusieurs autres villes, Bizerte est l’un des gouvernorats les plus fréquentés, mais quand la sécurité des estivants entre en jeu, tout change.  Le 31 juillet dernier,  Mohamed Gouider, le gouverneur de Bizerte, a décrété l’interdiction de la baignade dans quelques plages de Bizerte. « Nous avons donné l’ordre d’interdire la baignade dans certaines plages comme la plage d’ « El Gatâaya » connue généralement sous le nom d’ « El Boughaz », ainsi que la plage d’«El Bounta» à Sid Ali El  Mekki, affirmait-il dans sa déclaration à La Presse.

En fait, le gouverneur a exigé des communes en question de retirer les autorisations de location  des parasols et des cabanes d’autant plus que ces plages sont non-sécurisées et qu’elles représentent un danger pour les estivants qui s’y baignent.

En fait, cette décision s’inscrit dans la continuité de celle de l’année dernière d’interdire la baignade dans les plages de « Jwebi » à Metline pour les même raisons.

En réalité, la majorité des victimes qui n’ont pas respecté ces consignes et qui ont décidé malgré tout de se baigner dans ces plages ne sont pas toutes originaires de Bizerte. Ils ne connaissent évidemment pas les reliefs de ces plages qui contiennent des fosses camouflées et invisibles à l’œil nu même  par mer calme.

Ajouter à cela  les tourbillons qui peuvent représenter un grand risque pour les  baigneurs.

«Nous avons enregistré la mort de onze victimes dans les plages de Bizerte depuis le début de cette saison»,  a relevé le gouverneur de Bizerte.

Onze morts en quelques semaines ce n’est pas rien. C’est pour ça qu’il faudrait prendre les précautions nécessaires quand on se rend aux plages pour qu’un moment de plaisir ne se transforme pas en catastrophe.

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Charger plus par Sarah BEN OMRANE
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