BILLET | Rebond modéré de l’économie

 

Dans son dernier bulletin de conjoncture économique, la Banque mondiale a confirmé que la reprise économique de la Tunisie s’est fortement ralentie en 2023 dans un contexte de sécheresse sévère, de conditions de financement strictes et d’un rythme de réformes peu soutenu de la mise en œuvre des réformes. Avec ce ralentissement, l’économie tunisienne en 2023 était encore en dessous du son niveau d’avant-Covid, marquant l’une des reprises les plus lentes de la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord.  Face aux contraintes conjoncturelles nationales et internationales, la Banque mondiale prévoit un rebond modéré de l’économie avec un taux de croissance de 2,4% en 2024 et de 2,3% en 2025-26. «Ces prévisions de croissance sont soumises à des risques baissiers importants liés aux conditions de financement extérieur, à l’évolution de la sécheresse et au rythme des réformes budgétaires et pro-concurrentielles».

L’institution estime que le financement des déficits nécessitera une augmentation significative du financement extérieur face au lourd calendrier de remboursement de la dette. «Si le rythme de mise en œuvre des réformes et le niveau de financement sont suffisants, nous prévoyons un maintien de la croissance à moyen terme ainsi qu’une certaine stabilisation des déséquilibres macroéconomiques et budgétaires». Ces perspectives à moyen terme sont toutefois conditionnées à la poursuite d’un rythme de réformes ambitieux, à un financement suffisant et à la stabilité des prix internationaux de l’énergie, du pétrole en particulier. La Tunisie devrait ainsi déployer des efforts supplémentaires pour amortir les chocs endogènes et exogènes à travers des mesures correctives et proactives, qui s’étalent sur le court et long terme.  C’est dire que la Tunisie, à l’instar des pays voisins, n’est pas épargnée par certains défis qui menacent tant sa stabilité macroéconomique que sa croissance économique.

Ces défis sont fortement associés aux remous géopolitiques, aux changements climatiques, à l’endettement excessif, aux progrès technologiques… Afin d’éviter ces aléas, les décideurs doivent améliorer les indicateurs économiques, du climat des affaires, de l’investissement étranger, de la croissance…etc., et ce, afin de stabiliser l’économie nationale par la correction des anomalies qui peuvent menacer son équilibre macroéconomique.

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Un commentaire

  1. Alaya Kouki

    15/05/2024 à 12:22

    « Afin d’éviter ces aléas, les décideurs doivent améliorer les indicateurs économiques, du climat des affaires, de l’investissement étranger, de la croissance…etc., et ce, afin de stabiliser l’économie nationale par la correction des anomalies qui peuvent menacer son équilibre macroéconomique »
    Pas de décideurs s’ils ne peuvent pas prendre des initiatives. Pas d’initiatives si l’erreur n’est pas tolérée à moins qu’elle soit intentionnelle et ceci est une autre paire de manche.
    Instaurer d’abord le sens de l’écoute , le travail d’équipe, l’engagement et le dévouement, le dialogue et créer une vision puis on peut parler des décideurs.

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