Assurément, l’organigramme de l’élection présidentielle apparaît comme trop laxiste et généreux, s’agissant du premier tour de scrutin. Et cela avait déjà été le cas en 2014. Mais établir des critères pour sélectionner un petit nombre de candidats s’était avéré hasardeux et frustrant, et le tête-à-tête Marzouki-Caïd Essebsi promettait d’être alléchant.

Cette année-ci, on a donc parié sur une sélection de coulisses naturelle mettant en avant deux grands favoris parmi lesquels les électeurs auraient à choisir le meilleur.

Mais il s’est avéré que la multitude de candidats risque de dégager trop de personnalités au premier tour qui seront donc trop proches de par leurs scores. D’où un éparpillement des votes du premier tour entre bons et moins bons candidats qui pourraient escamoter le «champion», le mettant hors de course.

Parmi les 26 candidats en course, plusieurs se ressemblent en profil. Et nous n’arrivons pas à déceler parmi eux les vices cachés qui pourraient se révéler par la suite.

Or l’on nous affirme que tous ces candidats au premier tour de l’élection présidentielle représentent en fait quatre ou cinq courants concurrents. D’où la tentation de les encourager vivement à se débrouiller pour faire en sorte qu’ils procèdent entre eux à une sélection devant dégager les meilleurs. Ou de se désister les uns au profit des autres, sur la base des capacités pressenties et pouvant être reconnues et mises en évidence.

Les élections visent à départager les candidats pour garder le meilleur. C’est en cela que la démocratie est un système supérieur. Et il s’agit de le prouver chaque jour au concret.

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