Habillé en costume cravate comme le font si bien ses confrères en Europe sur le banc de touche, le coach sfaxien s’est distingué lors de la finale par son élégance, certes, mais aussi par son calme olympien. Sa façon de s’adresser à ses joueurs a fini par porter ses fruits.

Une finale ça ne se joue pas, ça se gagne. Nebojsa Jovovic avait appliqué ce principe footballistique à la lettre samedi dernier. Le résultat ne s’est pas fait attendre et le CSS de remporter son cinquième trophée de la Coupe de Tunisie bien qu’il n’ait pas vraiment brillé. On peut même dire qu’un autre principe de football s’est appliqué également à l’ESS, finaliste malheureux : dominer n’est pas gagner.
Car si les Sfaxiens ont opté pour le bloc bas préférant la prudence mesurée au jeu offensif, leur adversaire est descendu sur le terrain de tout son poids, notamment en deuxième mi-temps et durant les prolongations. Mais cela n’a pas suffi pour gagner la finale. Au moment où Faouzi Benzarti était dans tous ses états, son homologue sfaxien est resté calme, en toutes circonstances. Habillé en costume et cravate comme le font si bien ses confrères sur le banc de touche en Europe, le coach sfaxien s’est distingué lors de la finale par son élégance, certes, mais aussi par son calme olympien. Cela s’est traduit par sa manière de parler à ses joueurs, sereine et sur un ton sobre et calme. A aucun moment, on n’a vu le technicien sfaxien s’agiter sur le terrain, lui qui n’a pas cherché à révolutionner son équipe, préférant conserver le même onze de départ aligné par son prédécesseur, à deux joueurs près. La force de Nebojsa Jovovic est de savoir aussi jouer la défensive tout au long du match sans avoir à subir le jeu de son adversaire. En effet, l’approche défensive sfaxienne a bloqué l’attaque étoilée, incapable de créer le danger dans les 16 mètres adverses, exception faite de deux balles qui se sont écrasées sur le poteau.
Bref, le discours et la méthode sobres et efficaces de Jovovic ont porté leurs fruits. La consécration en Coupe de Tunisie donnera sans doute des ailes aux Sfaxiens qui ne pouvaient espérer un meilleur scénario pour démarrer la nouvelle saison.

Dahmen, le spécialiste des tirs au but
La consécration en Coupe de Tunisie, les Sfaxiens la doivent aussi à leur jeune gardien, Aymen Dahmen. En dépit de sa taille moyenne, le portier sfaxien remplit bien sa cage et s’est avéré un spécialiste aguerri des tirs au but. Pour rappel, le CSS s’est qualifié en finale de la Coupe de Tunisie devant l’EST après s’être imposé à la séance des tirs au but. C’était aussi le cas samedi dernier en finale face à l’ESS.
Aymen Dahmen est un pur produit de l’école sfaxienne et c’est ce qui fait d’ailleurs la force de ce club qui a préservé ses traditions en matière de formation et a fait même mieux. Le CSS ne puise pas seulement dans son vivier. Il a investi également dans de jeunes joueurs qu’il recrute à bas prix, complète leur formation et les revend en empochant une plus-value. Et ce ne sont pas les exemples qui manquent.

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