Accueil A la une Consommation d’énergie face aux changements climatiques: Gaspi, c’est fini !

Consommation d’énergie face aux changements climatiques: Gaspi, c’est fini !

De nos jours, la transition vers une société beaucoup moins énergivore se voit, de plus en plus, confrontée aux défis du changement climatique, de la rareté des ressources et des coûts croissants de l’énergie. D’où l’adoption de nouvelles solutions « Zéro émission nette ».


Le temps évolue, nos modes de vie aussi. Jamais, nos foyers et nos ménages n’ont été aussi hantés par le souci de l’économie d’énergie comme aujourd’hui. C’est que l’optimisation de leur consommation, ne serait-ce qu’en termes d’eau et d’électricité,  s’impose en tant que choix incontournable, mais aussi un enjeu majeur de notre ère. De nos jours, cette nouvelle étape transitoire vers une société beaucoup moins consommatrice se voit, de plus en plus, confrontée aux défis du changement climatique, de la rareté des ressources et des coûts croissants de l’énergie. Or, cela fait maintenant bien longtemps que l’on parle de l’énergie et ses impacts sur l’économie et l’écologie. Et  c’est bien que nos médias ont eu, longuement, à en discuter et animer un débat national, avec en toile de fond la sensibilisation sur des comportements et des choix plus rationnels et loin d’être impulsifs. Sans toutefois arriver à imposer une politique de sobriété énergétique. Et le fameux slogan «consommer avec  modération » n’a pas trouvé, ici, sa juste signification.

Empreinte carbone collective

D’ailleurs, on s’est limité, vainement, à des campagnes de sensibilisation auprès d’un consommateur tunisien inconscient de tous ses excès. Et combien de fois l’on assiste à des comportements et des actes qui vont à l’encontre de toute mesure de rationalisation! Même dans des secteurs reconnus être énergivores, tels que le transport, le bâtiment, l’hôtellerie, l’économie d’énergie semble une notion figée, loin d’être traduite dans les faits, ou un volet mutilé d’une politique d’entreprise archaïque. Soit des patrons à l’esprit étroit ne font que dépenser de l’argent fou, sans retour sur investissement, pour savoir gérer leur manque à gagner en termes d’énergie.

Face à cette nouvelle ère marquée par de nouvelles priorités, de nouvelles tendances et de nouvelles donnes économiques, sociales et écologiques, il est grand temps de retenir la leçon :  la maîtrise de notre potentiel énergétique et la préservation de nos ressources naturelles vont de pair. Agir ainsi d’une manière efficace et rationnelle aurait, certes, un effet positif sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Et donc un impact significatif sur notre empreinte carbone collective. La transition énergétique ne saurait réussir que par le biais d’un large éventail de comportements, de bons choix et des décisions transversales aptes à changer la donne.

Moult campagnes de sensibilisation

Cet objectif qui traîne depuis des années se voit, entretemps, rehaussé par de nouvelles stratégies visant à favoriser le choix des énergies renouvelables. De même, un arsenal juridique l’organisant a été mis en place, sur fond d’encouragement à faire valoir l’utilisation rationnelle de l’énergie. D’autant plus que l’Agence nationale de maîtrise de l’énergie (Anme) a dû hisser ce secteur à des paliers supérieurs, misant sur la rationalisation de la consommation et l’adoption de comportements amis de l’environnement. Elle a dû piloter des campagnes de sensibilisation, soutenir des projets verts et assurer l’accompagnement des initiatives à « zéro émission nette ». Bref, l’Anme se fraie un passage vers une transition énergétique efficace et réussie. En hiver, comme en été, ce slogan d’économie d’énergie revient, telle une rengaine, pour réveiller les vieux démons de la consommation et agir sur « la mentalité du gaspi », à même d’éveiller les consciences individuelles et collectives. Eteindre les téléviseurs, la lumière ou les ordinateurs la nuit, modérer la température de la climatisation ou du chauffage, réajuster ses appareils électroménagers…, cela ne requiert point d’effort. Au cas contraire, gaspiller de l’énergie implique, forcément, des dépenses supplémentaires. Qu’ils soient des ménages, entreprises, établissements publics ou privés, il y a, aujourd’hui, tendance à maîtriser la consommation énergétique, et ce, pour des raisons économiques et climatiques. Soit  une autre manière de penser efficacité énergétique.

De nouvelles solutions pour nos hôpitaux

Conscient du taux élevé des émissions, le pays met le cap sur la réduction de son empreinte carbone. Mais il n’y a pas que ça. L’audit énergétique s’avère aussi une pierre angulaire censée détecter les sources de gaspillage et des pertes, permettant ainsi d’intervenir  là où il faut. Tout récemment, l’Anme a réussi à réaliser l’audit énergétique de toutes les communes tunisiennes, au nombre de 350, à travers son Programme Acte (Alliance des communes pour la transition énergétique), le but étant de réduire de 47% leur consommation d’énergie. Ceci à travers la motivation des installations photovoltaïques pour répondre aux besoins des bâtiments communaux, le renouvellement de l’éclairage public, l’éco- construction et bien d’autres procédés…

Autre solution et non des moindres, l’installation des réseaux de climatisation, de chauffage et de refroidissement en Tunisie. Cette initiative, si faisable soit-elle, puise dans l’idée d’alléger le fardeau énergétique que subissent beaucoup d’institutions sanitaires publiques, soit 70% de l’énergie consommée dans les hôpitaux en Tunisie. Et là, selon l’Anme, la réduction des coûts pourra atteindre 50 % dans le domaine du refroidissement ou de la climatisation. Ce qui contribuera à la production d’énergies renouvelables. On ne doit pas oublier qu’une consommation plutôt modérée d’énergie pourrait nous aider, si volonté il y a, à résister aux crises de demain. Sans pour autant se rabattre sur les vieux réflexes d’antan.

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