
Ces jour-ci, l’attention de l’opinion internationale s’est focalisée sur la guerre, les négociations et les tractations autour de l’Ukraine, délaissant au passage les drames de Gaza, de la Cisjordanie et du Liban.
A Gaza, les habitants ont vécu des jours de cessez-le-feu longtemps attendus et rêvent de la suite à donner à cette première partie de la trêve entrée en vigueur le 19 janvier, après 15 mois de guerre. Elle est censée prendre fin le 1er mars, mais les négociations sur cette deuxième partie n’ont, hélas, pas encore démarré.
On le disait dans nos colonnes, les belles paroles d’accalmie ne devraient pas cacher les mauvaises intentions et la mauvaise foi de Netanyahou. La longue durée de l’occupation crée des rallonges, rien ne permettait d’espérer une issue à cette guerre qui dure depuis plus de 500 jours, avec son lot de morts et de blessés (plus de 48 mille morts); personne ne voyait la fin de l’occupation tant les souffrances endurées par les Gazaouis sont devenues insupportables.
A Gaza, la population s’éteint à petit feu et meurt au vu et au su de toute la communauté internationale; bref, la situation ne pouvait plus qu’être intolérable L’opinion arabe et internationale, poussée par l’impatience et l’espoir a plongé la tête la première, pour croire à la volonté de paix du gouvernement sioniste.
Pourtant, celui-ci a donné des signes de mauvaise foi, parmi lesquels le renforcement de «la sécurité» et les menaces des ultras du gouvernement sioniste qui s’opposent catégoriquement à ce que le Hamas puisse de nouveau diriger Gaza; dans le même temps, le président Trump envoie des avions pour «sécuriser le pays». Drôle de vision de la paix.
Dans le cadre du cessez-le-feu toujours fragile de la première phase qui approche de sa fin, l’entité sioniste a retardé samedi 22 février la libération de plus de 600 prisonniers palestiniens prévue en échange de six otages israéliens relâchés par le Hamas. Prétexte : elle affirme que le Hamas a tué deux enfants de la famille Bibas, mais n’a fourni aucune preuve. Leur mort est devenue un autre élément de propagande d’atrocités que le sionisme utilise pour justifier le génocide à Gaza.
Ce prétexte a poussé Netanyahou à jurer de punir le Hamas pour les «meurtres horribles» des deux enfants Bibas. Punir dans la bouche du boucher de Gaza veut dire tuer, bombarder, exterminer des populations civiles. Et … plus grave, son armée annonce relever son niveau d’alerte opérationnel à Gaza; on imagine les conséquences.