
Les municipalités de Korba et Tazarka, dans le gouvernorat de Nabeul, ont alloué des fonds dans le budget 2025 pour la mise en place d’un système numérique de gestion des marchés de gros des fruits et légumes.
Cette initiative s’inscrit dans la stratégie du ministère du Commerce visant à accélérer la transition vers la numérisation des marchés de gros, a indiqué la députée de la circonscription de Korba et Tazarka, Noura Chebbrak, dans une déclaration à l’agence TAP.
Selon Chebbrak, la question de l’attribution de crédits pour la création d’un système numérique de gestion des marchés de gros a fait l’objet d’une correspondance écrite adressée au ministre de l’Intérieur le 20 juin 2024.
“La municipalité de Tazarka a déjà engagé les fonds nécessaires et lancé les procédures de numérisation. Une fois le système installé et pleinement opérationnel, Tazarka deviendra la première municipalité du gouvernorat de Nabeul à adopter la facturation électronique”, a-t-elle souligné.
Elle a ajouté que les crédits alloués, estimés à environ 60 000 dinars, serviront à l’acquisition et à l’installation des équipements requis. Un cahier des charges techniques a été élaboré et des travaux d’amélioration de l’infrastructure du marché ont été engagés, financés par des fonds propres, un prêt et une subvention du Fonds des prêts et d’aide aux collectivités locales.
La municipalité de Korba prévoit également de lancer prochainement la transition vers la gestion numérique de son marché de gros des fruits et légumes. Cette modernisation revêt une importance stratégique, compte tenu du rôle central de ce marché dans la région du Cap Bon, réputée pour la richesse et la diversité de sa production agricole.
Pour rappel, l’organisation des marchés de gros des fruits et légumes est encadrée par la loi n° 86 de 1994, datée du 23 juillet 1994, qui réglemente les circuits de distribution des produits agricoles et de la pêche. Un arrêté du ministre du Commerce de 1998 encadre également les instruments de pesage et de mesure.
Ces textes imposent une collecte rigoureuse des données relatives à la distribution et à l’approvisionnement des marchés, permettant d’identifier les acteurs impliqués, de suivre les quantités et les prix, et d’assurer la protection des droits des agriculteurs, commerçants et consommateurs.
L’adoption de la facturation électronique vise à renforcer la transparence des transactions, à standardiser les pratiques commerciales et à établir un lien direct avec le ministère du Commerce, facilitant ainsi la supervision et l’accès à des données précises en temps réel.