
La présidente de l’Union nationale de la femme tunisienne (UNFT), Radhia Jerbi, a salué l’intention du gouvernement de mettre en place un nouveau système de pension alimentaire et d’allocation de divorce. Cette réforme vise à garantir aux femmes divorcées et à leurs enfants l’accès à une couverture sociale et à des opportunités d’intégration économique.
Dans une déclaration à l’Agence TAP, Radhia Jerbi a souligné que la réactivation du Fonds de garantie de la pension alimentaire et de la rente de divorce constitue une avancée essentielle pour assurer les droits sociaux des femmes divorcées, en garantissant le paiement des contributions et en leur offrant une protection sociale adéquate.
Elle a insisté aussi sur la nécessité de mettre en place un dispositif assurant une régularité des dépenses familiales, tout en prenant en compte la capacité financière des deux ex-conjoints à contribuer selon leurs moyens respectifs.
Dans ce même cadre, elle a rappelé qu’un conseil ministériel tenu fin février a recommandé l’instauration d’un nouveau système de pension alimentaire et d’allocation de divorce, ainsi que la création du statut de “Médiateur familial”, chargé d’assurer la conciliation et la médiation au sein des familles en cas de litige.
Radhia Jerbi a également appelé à renforcer l’autonomisation économique des femmes en mettant à leur disposition des ressources et des financements pour les inciter à créer leurs propres projets et accéder ainsi à une indépendance financière durable.
“Le chemin reste long, mais la femme tunisienne avance avec détermination vers davantage de droits et d’égalité avec l’homme dans tous les domaines de la vie”, a-t-elle encore précisé.