
La chambre criminelle de la Cour d’appel de Tunis a rendu son verdict dans l’affaire des décès tragiques de nourrissons à l’hôpital de la Rabta, en confirmant les peines de prison à l’encontre des trois accusés. Chaque accusé a été condamné à huit mois de prison pour chacune des quatorze affaires en cours, concernant la mort d’un nourrisson, soit un total de plus de dix ans de prison en cas d’exécution des peines.
Les accusés, à savoir la directrice du centre de maternité et de soins aux nourrissons, le directeur de la maintenance, et le directeur du département de pharmacie de l’hôpital, ont été reconnus coupables de négligence ayant entraîné des décès involontaires. Ces derniers ont été accusés de ne pas avoir pris les mesures nécessaires pour assurer la sécurité des nourrissons en leur fournissant des matériaux défectueux ou en ne prenant pas les précautions adéquates.
La Cour a également prononcé une amende de 30 000 dinars pour chaque famille ayant perdu un nourrisson, afin de réparer partiellement le préjudice subi.
Les peines de prison ne pourront être réduites ou combinées, ce qui entraîne des peines cumulatives pour les accusés, s’élevant à un total de plus de dix ans d’incarcération.
Pour rappel, cette affaire a profondément marqué l’opinion publique et soulevé des questions sur la gestion des établissements de santé publics, en particulier dans un domaine aussi sensible que la santé infantile.