
L’avocat Nasser Shahloul a déclaré samedi que le projet de loi proposé par certains députés sur l’ application de l’amnistie générale pour ceux qui ne paient pas la pension alimentaire risque d’affecter négativement la vie quotidienne des enfants s’il est approuvé et ne peut être comparé à des délits financiers tels que les chèques sans provision. Dans une déclaration à Jawhara FM, il a expliqué que le nombre de personnes condamnées pour des affaires de pension alimentaire est d’environ 256 000 personnes, ajoutant, par ailleurs, que 14 000 divorces ont eu lieu en 2023. Il a également affirmé que le nombre de contrats a enregistré une baisse notable passant de 100 000 en 2014 à 78 000 en 2022, ce qui reflète une réticence croissante à se marier.
Shahloul a appelé à la mise en place d’un conciliateur ou médiateur familial afin de régler les litiges entre les conjoints et éviter le divorce. Il a également souligné la nécessité de soutenir le fonds de pension alimentaire et de divorce, qui est presque complètement paralysé en raison d’un manque de financement. L’avocat a déclaré que la prison n’est pas une solution pour ceux qui ne paient pas la pension alimentaire mais complique plutôt la situation, car les dettes s’accumulent et les familles sont privées de leurs droits, soulignant l’importance de développer de nouveaux mécanismes pour préserver les droits des enfants qui sont les principales victimes lorsque les parents divorcent