Des usagers nous ont priés de transmettre leurs doléances au plus haut niveau afin que de tels arrêts de travail —qui ont lieu à l’improviste de temps à autre— ne se reproduisent plus. En fait, la Sncft aurait dû prévenir ses clients que le trafic des trains de la banlieue sud allait connaître un arrêt de quelques heures.

Les trains de la banlieue sud ont été immobilisés hier matin. Les travailleurs regroupés dans les gares n’ont pu, ainsi, se rendre à leur travail à l’heure, ce qui a suscité des remous auprès des clients de la Sncft. Quels que soient les motifs de cet arrêt de trafic, les usagers auraient dû être informés de la raison de l’absence des trains. La Sncft aurait pu aussi, comme cela se fait dans les pays développés, affecter des bus afin de transporter les usagers vers leur lieu de travail ou de résidence. Un tel choix ne coûte certainement pas beaucoup à notre société nationale mais soulagera sa clientèle de plus en plus nombreuse. De plus, tous les guichets où on aurait pu avoir les informations nécessaires étaient fermés. Pour pouvoir aller à leur travail même en retard, les usagers ont dû recourir aux taxis. Mais, là aussi, se pose un problème épineux dans la mesure où même ce mode de transport est introuvable. Sous un soleil de plomb, certains usagers ont rebroussé chemin pour revenir chez eux en attendant la reprise du trafic. Ils ont manifesté leur désarroi et leur déception envers la Sncft particulièrement et le transport public en général.

Immobilisation totale des trains
Les mêmes usagers nous ont priés de transmettre leurs doléances au plus haut niveau afin que de tels arrêts de travail —qui ont lieu à l’improviste de temps à autre— ne se reproduisent plus. En fait, la Sncft aurait dû prévenir bien à l’avance ses clients que le trafic des trains de la banlieue sud allait connaître un arrêt de quelques heures pour que les usagers puissent programmer leur mode de transport. Certains clients ont choisi de se déplacer en taxis collectifs qui ne sont pas disponibles non plus en nombre suffisant.
Il faut attendre des heures dans la canicule pour trouver un taxi collectif où les places vacantes ne sont pas toujours nombreuses. Hier, vendredi, était une journée pénible pour plus d’un citoyen habitué à prendre le train de la banlieue sud. L’absence d’informations et de communication a été —et est— le point faible de la société. Pourtant, l’information n’exige pas beaucoup de moyens ni un investissement colossal. Tout ce qu’il faut, c’est une organisation optimale du travail en mobilisant le personnel nécessaire à cette tâche.
L’arrêt du trafic des trains cause une paralysie totale de l’activité socio-économique dans le pays car le moteur de la productivité qui est le travailleur opérant dans tous les secteurs n’a pas la possibilité de rejoindre son poste de travail. Et cela se répercute sur la croissance économique et le développement du pays. Aux dernières nouvelles, la circulation des trains de la banlieue sud de Tunis s’est arrêtée hier matin, suite à une panne électrique, a indiqué, dans un communiqué, la Société nationale des chemins de fer tunisiens (Sncft).
Deux trains à moteur diesel ont été mis à la disposition des passagers, afin d’assurer certains trajets vers les principales gares de la ligne de la banlieue sud, indique encore la société.
La Sncft assure que ses services spécialisés et les techniciens de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg) s’emploient à réparer cette panne pour que le trafic reprenne dans les plus brefs délais.

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