Au moment où les Tunisiens s’apprêtent, en cette fin du mois d’août assez éprouvant, à se mobiliser en vue de la prochaine rentrée scolaire 2019-2020 et à l’aborder aux meilleures conditions possibles, voilà que les syndicalistes de la poste les surprennent par une grève qui est entrée hier, dans sa deuxième semaine.   

Une grève qui a fait tomber à l’eau tous les programmes des citoyens dans la mesure où ils se sont trouvés, hier, dans l’obligation de renoncer, malgré eux, à l’accomplissement des opérations postales inhérentes à leurs activités : encaissement de leurs salaires et pensions, envoi de mandats et surtout règlement des opérations financières relatives à l’inscription de leurs enfants dans les lycées et à l’université.

Hier, la grève des postiers, les mouvements de contestation et de protestation des citoyens incapables de comprendre les agissements des grévistes et les explications fournies par les syndicalistes ont donné une image désolante, inquiétante et fort dangereuse sur la précarité, la déliquescence et le chaos dans lesquels se morfond, désormais, l’administration tunisienne.

Les syndicalistes de la poste dont la fédération générale est considérée comme l’une des structures les plus fortes et les plus représentatives de l’Ugtt ont beau chercher, hier, à convaincre les Tunisiens que leur grève est légitime et que leurs revendications sont acceptables, leur discours n’a pas réussi à trouver une oreille attentive auprès des citoyens, convaincus au fond d’eux-mêmes que certaines pratiques syndicalistes sont inadmissibles et constituent une atteinte intolérable à l’essence même du contrat social qui unit les Tunisiens.

Et quand un citoyen se sent menacé dans sa vie de tous les jours, il n’a pas la patience d’écouter les justifications ou de les comprendre.

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