Patrimoine : Le passé, mort, peut-il faire vivre les vivants ?

Il s’agit de cette fameuse réconciliation du patrimoine archéologique avec son environnement humain. Quand vous nourrissez les pierres, les pierres nourrissent l’Homme.

Il suffit de convaincre les grosses entreprises que l’argent qu’elles vont donner au patrimoine sera le même que celui qu’elles versent au fisc, avec la plus-value tant au niveau de la préservation de notre patrimoine qu’à celui de la création de postes d’emploi.

En France, ce projet crée 500.000 postes d’emploi.

Il suffit de nommer un Monsieur Patrimoine pour que le rapport privé/public redémarre et crée une dynamique économique réelle.

Cette désignation doit émaner d’une des trois têtes au pouvoir pour que la gestion de notre patrimoine devienne possible, saine et rentable.

Des projets en bonne et due forme sont sur pied et ne demandent que de la bonne gouvernance de la part de l’Etat et surtout du ministère du Tourisme.

Toute la Tunisie crie sur tous les toits, depuis des années, voire des décennies, pour sensibiliser le gouvernement à la nécessité de la fusion du ministère de la Culture et de celui du Tourisme.

Une gestion qui prendrait en considération aussi bien la mise en valeur du patrimoine tant matériel qu’immatériel que son exploitation touristique.

Le territoire archéologique du site Carthage/Sidi Bousaïd ne pourra qu’en profiter en évitant, d’abord, la menace de son déclassement par l’Unesco, ensuite, son occupation sauvage par les constructions anarchiques que certains encouragent moyennant des sommes faramineuses qui ont enrichi des responsables ignares et opportunistes, qui ont pratiqué la politique du fait accompli, acculant les gouvernants à se rendre à l’évidence eu égard à l’aspect insoluble  dans la loi de la situation sociale créée par l’irresponsabilité de certains.

L’Institut national du patrimoine (INP) aurait pu acquérir ces terrains si les responsables et le ministre en personne avaient eu un minimum de bon sens et le moindre souci de sauvegarder notre patrimoine qui va à vau-l’eau.

Des projets pertinents dorment sur les étagères des bureaux des ministres successifs de la Culture ou dans les bureaux des privés qui ne consentent pas à se soumettre aux diktats des responsables corrompus et corrupteurs qui entrent en contact plutôt avec les gros gibiers qui veulent exploiter le fort de La Goulette (La Karraka) ou Borj Boukhriss, à Carthage, du côté du cimetière américain, qui compte quelques hectares qui font couler la salive de petits pique-assiettes de la Municipalité de Carthage ou des requins du ministère des Affaires culturelles.

Il est temps de réagir énergiquement pour parer au lâche laxisme dont souffre notre patrimoine et qui ne profite qu’aux charognards.

Néjib Gaça

Un commentaire

  1. Ben Younes

    05/09/2019 à 18:43

    Le Patrimoine en Tunisie doit sortir de la tutelle du ministère de la culture. La création d’un ministère pour le Patrimoine est une nécessité absolue.

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