Soirée de clôture de la manifestation Carthage Urban Fest organisée, sous le patronage du ministère des Affaires culturelles, par l’Etablissement national pour la promotion des festivals et des manifestations culturelles et artistiques les 4 et 5 septembre au Théâtre romain de Carthage.

«Avec toutes ses déclinaisons de styles et de tendances qui lui sont propres, la musique underground a réussi à sortir du carcan dans lequel elle était longtemps reléguée, pour investir aujourd’hui tous les réseaux sociaux et les scènes les plus insoupçonnées avec des artistes de renommée internationale qui n’ont rien à envier aux autres artistes eu égard au nombre très élevé de leurs fans et followers. De ce fait, et en considération des mutations sociales qui s’opèrent à chaque instant, il devient impensable d’occulter cette réalité et de refuser le droit à cette jeunesse d’exprimer ses opinions, ses styles de vie et son aspiration les plus légitimes.  C’est pourquoi nous décidons de créer un festival qui se tiendra chaque année exclusivement dédié à la musique urbaine avec toutes ses tendances de rap, reggae, R&B en consécration du droit de chacun à la culture comme il l’entend et le conçoit».
C’est ce qu’a fait savoir M.Mohamed Zinelabidine, ministre des Affaires culturelles, à la clôture jeudi 5 septembre de la manifestation Carthage Urban Fest organisée, sous le patronage du ministère des Affaires culturelles, par l’Etablissement national pour la promotion des festivals et des manifestations culturelles et artistiques les 4 et 5 septembre au Théâtre romain de Carthage.
Puisant ses repères dans le registre du hip-hop, du reggae et du R&B, cette musique est née dans les ghettos des grandes villes américaines comme une contestation de l’ordre établi, avant de se répandre en Europe puis partout dans le monde, avec plusieurs variantes. Lors de cette soirée, les artistes ont évolué entre reggae, rap commercial et underground en offrant à leur public une soirée enflammée avec des couplets très rythmés et des messages allant des plus anodins aux plus profonds.
Sur une scène spécialement agencée pour les rappeurs, avec des écrans géants enchaînant des spots aux images saccadées avec des codes rappelant les graffitis et autres allusions au Street Art, Naestro, en compagnie de danseurs vêtus tous de rouge, a offert au public le fameux tube Bella Ciao suivi d’un enchaînement exécuté par le célèbre Dj Dark & Big Money.
Cette entrée en scène a plongé le Théâtre romain de Carthage dans une ambiance d’un autre temps avec une incroyable symbiose entre les artistes et le public qui échangeaient messages à travers une musique et des refrains codés que seuls les initiés pouvaient déchiffrer. Un spectacle total où la danse, le chant et les couleurs étaient présents.   Et c’était au tour de Pazzamen de monter sur scène pour ensorceler son public avec son reggae chargé de poésie, de sincérité et d’amour. Pazzamen avait du blues dans le ventre, des messages à revendre et de la colère aussi, le tout livré dans une succession de refrains attachants
La soirée s’est poursuivie dans cette même ambiance avec de grands noms du rap tunisien avec Radi, Klay BBJ, Master Sina, Sanfara pour se terminer tard dans la nuit avec Samara. Dans un enchaînement spectaculaire et sous le standing-ovation d’un public averti, les artistes ont donné le meilleur art au bonheur de leurs fans quasiment enivrés par tant de plaisir de l’ouïe, du regard et de l’âme.

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