Comme face à la Mauritanie, nos joueurs n’ont pas lésiné sur l’effort. Mais encore une fois, ils ont eu un mal fou pour mettre le ballon dans les filets adverses. A la différence que la Côte d’Ivoire s’est avérée beaucoup plus forte.

En football, il ne suffit pas de vouloir pour pouvoir crier victoire. La victoire est avant tout une affaire de coaching, particulièrement quand on joue face à un adversaire de grand calibre. La Côte d’Ivoire est connue pour être une grande nation de football. Et même quand le football ivoirien n’est pas au meilleur de sa forme, sa sélection nationale a toujours su tirer son épingle de jeu.
Avant-hier soir, la sélection ivoirienne ne nous a pas écrasés. Bien au contraire, les débats étaient plutôt équilibrés, particulièrement en première mi-temps qui s’est terminée sur une parité vierge.
Et c’est après la pause que les choses ont mal tourné pour notre onze national. La seconde mi-temps, celle des entraîneurs, comme aiment si bien le dire les spécialistes du football, a été favorable à notre adversaire qui a changé la donne dès la 47’, soient deux minutes à peine après la reprise des débats, grâce à l’ouverture du score par Roger Assalé.

Des choix et des hommes
Par définition, les joueurs convoqués en équipe nationale sont sélectionnés parce qu’ils sont les meilleurs en termes de régularité, de compétitivité et de la forme… du moment.
Face à la Côte d’Ivoire, Mondher Kebaier a titularisé dans les buts Moez Hassen, qui manque terriblement de compétition depuis sa blessure contractée lors du Mondial de Russie.
Or, tout le monde sait que, contrairement aux joueurs de champ, les entraînements ne suffisent pas pour qu’un gardien de but retrouve la forme requise. Seuls les matches joués permettent au gardien de but de retrouver ses repères. Or, ce travail doit être fait au niveau du club, mais pas au niveau de l’équipe nationale. Résultat des courses : deux buts encaissés et une défaite concédée.
Un autre joueur que le sélectionneur national a tenu à titulariser. Il s’agit de Youssef Msakni, qui peine, lui aussi, depuis plus d’un an à retrouver ses prouesses après sa méchante blessure et qui n’est pas parvenu à retrouver sa forme d’antan, malgré son passage en Belgique la saison dernière.
Le sélectionneur national peut aider son capitaine à retrouver progressivement sa forme en lui accordant un temps de jeu, mais non pas en le titularisant au détriment du jeu collectif, d’autant que Youssef Msakni a la fâcheuse habitude de jouer pour lui-même.
Par ailleurs, c’est Naïm Sliti, le remplaçant de Youssef Msakni à la mi-temps, qui a marqué le seul but tunisien de la victoire. Le but de Sliti n’a pas suffi pour éviter la défaite, car à la 89’, les Ivoiriens avaient déjà deux réalisations à leur actif.
Bref, comme nous l’avions prédit après le test gagné face à La Mauritanie : l’explication contre La Côte d’Ivoire allait être une affaire de coaching. Il ne suffit pas de pousser ses joueurs à se dépenser sans compter pour gagner. Un sélectionneur doit être également un bon coach qui sait lire le jeu de son adversaire.
L’explication contre la Côte d’Ivoire a été le premier test grandeur nature pour Mondher Kebaïer. Au vu du résultat, on ne peut pas dire qu’il l’a réussi.

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Un commentaire

  1. JABALLAH

    13/09/2019 à 14:33

    C’est quoi ces critiques bêtes et méchantes comme celui qui les a distillés ? A-t-il vu (de visu) le match ? Non Alors … ce n’est pas au bout du deuxième match que l’on peut se permettre de critiquer le job d’un entraineur.. Si on prenait un peu de recul avant de pianoter sur son portable ?

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