L’association tunisienne de défense des droits de l’enfant et l’association tunisienne des parents et des élèves suivent avec attention la plupart des interventions des candidats aux élections présidentielles sur différents médias, indique un communiqué rendu public par ces deux associations.

Elles s’inquiètent de l’indifférence des candidats envers la réalité préjudiciable du système éducatif caractérisé, selon la même source, de l’enlisement des citoyens dans l’ignorance et l’acculturation.

D’après des récentes statistiques, plus du cinquième (1/5) des concitoyens sont analphabètes, alors que le pays a misé essentiellement et depuis son indépendance, sur l’enseignement et l’éducation.

Aujourd’hui, après avoir conquis la liberté et la démocratie tant convoitées depuis des années et chèrement payées, nos écoles jettent dans les rues, plus de trois cent (300) élèves par jours, des enfants qui ne savent ni lire, ni écrire, ni compter, ni réfléchir, regrettent les deux associations. Plus de cent mille (100.000) enfants livrés à eux même chaque année, et on ignore totalement le destin qui leur est réservé, et pire, personne ne semble sérieusement s’en inquiéter ou s’intéresser.

A ce rythme, et si l’on n’apporte pas les vraies solutions à ce fléau, à cette gangrène qui ronge notre « intelligence humaine », plus de la moitié (1/2) de nos concitoyens seraient analphabètes, d’ici quarante (40) ans, lit-on de même source.
La vraie lutte contre la corruption, se place au même titre que la lutte contre l’extrémisme, le terrorisme, le crime et tout autre phénomène nocif pour la société, se conçoit à partir de l’école où l’on doit faire apprendre impérativement à chacun de nos enfants à devenir l’homme ou la femme de demain, utile à soi-même, à sa famille à son pays et à l’environnement ou il vit.

Cette lutte se conçoit également autour d’un vrai projet de culture responsable et engagée, un projet qui doit être développé pour tenir compte des exigences intellectuelles et culturelles de chacune de nos catégories sociales, proposent les deux associations.

Cette lutte se conçoit, enfin, autour d’une vraie plateforme légale et opérationnelle, qui doit respecter les stricts sens de l’Etat des Droits, des Institutions et des Compétences. Là ou l’on doit veiller à appliquer les vrais sens de la bonne gouvernance.

La garantie d’une bonne éducation et d’un enseignement de qualité pour nos enfants et le développement d’une culture saine et éclairée pour notre société font partie des principales conditions pour assurer la sécurité du pays et la sûreté du citoyen et sa dignité. C’est une mission qui relève des attributions constitutionnelles du Président de la République et de ses responsabilités à la fois politiques et morales. Il est à la fois le représentant du peuple et le garant de tous les droits de chacun de nous.

Les deux associations qualifient, par la même occasion, de scandaleuse l’intervention de l’un des candidats aux élections présidentielles lors du débat organisé dans la soirée du 07 septembre 2019 en jugeant inutile le renforcement des droits des enfants tunisiens. Les deux associations estiment plus inquiétant l’absence de réactions conséquentes de la part des autres candidats présents vis-à-vis des propos exprimés.

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