Expert reconnu de la C3, les Tunisiens sont tombés sur un redoutable adversaire du Paradou AC.

Le Club Sportif Sfaxien n’a pas fait le poids à Alger dans le cadre des 16es de finale aller de la Coupe de la CAF.
Bien que les Tunisiens soient capables de renverser la vapeur lors du match retour, ils ont été sévèrement battus à l’aller sur le score de (3-1). Et encore heureux que Alaâ Marzouki a signé ce précieux but en terre algérienne, une réalisation qui permet au CSS de garder espoir. Cependant, si le CSS a plié, il n’a pas encore dit son dernier mot. Les conditions seront tout autres du côté du Mhiri, avec, espérons-le, un arbitre moins complaisant cette fois-ci ! Il faut comprendre par là que le penalty accordé aux Algériens est discutable. Il a permis au Paradou de signer le 3e but à quelque vingt minutes de la fin. A 3-1, le CSS a tenté de réagir, mais la messe était dite.

Le Paradou cueilli à froid
Le onze de Paradou a donc surclassé le triple vainqueur du trophée de la Coupe de la CAF au stade du 5-Juillet d’Alger.
Le déroulé du match est une succession de faits saillants et de bouleversements.
Surpris par l’audace et l’efficacité des Clubistes sfaxiens d’entrée de jeu, le PAC a vite fait de répondre au but de Marzouki.
Ne baissant pas les bras, les jeunots de l’Académie El Ankaoui vont se ruer en attaque et assiéger les bases arrières du CSS.
Les locaux trouvent la faille lors du premier quart d’heure, suite à un but somptueux de Hamza Mouali. Sa frappe enveloppée ne laisse aucune chance à Aymen Dahmen. Sans round d’observation, les 22 acteurs sont entrés de plain pied dans le match. Ce faisant, ce sont les hommes du coach Francisco Chalo qui accélèrent la cadence.
Le CSS accuse quelque peu le coup, mais ne faiblit pas pour autant.
Au final, tout se jouera en seconde période. De retour des vestiaires, sous l’impulsion de Ghrab, le Paradou AC insiste et s’installe même dans le camp du CSS. Et à l’heure de jeu, Ghrab, l’insaisissable, donne l’avantage aux siens.

La fraîcheur a fait la différence
A partir de là, ce qui va faire la différence est en rapport avec la fraîcheur et l’endurance des 22 acteurs. Solide et déterminé, le onze algérien pousse et tente d’enfoncer le clou. Cependant, il a bénéficié d’un coup de pouce de l’arbitre qui accorde au Paradou un penalty quelque peu généreux à la 70e. Ce fut le tournant du match. Bouzok se présente face à Dahmen, arme sa frappe et loge le cuir dans les filets. Intenable, Bouzok va même toucher du bois quelques minutes plus tard, quand sa frappe heurte la transversale à deux minutes de la fin. Le président Hassan Zetchi n’en demandait pas plus. Il peut savourer…Quant aux Sfaxiens, en dépit d’une entrée en matière fracassante, ponctuée d’une ouverture du score, l’équipe a été trahie par un essoufflement visible en cours de match. Et comme un malheur n’arrive jamais seul, notons que le CSS a évolué à dix durant plus de vingt minutes après l’expulsion de Mohamed Ali Trabelsi pour somme d’avertissements. Le match retour s’annonce chaud bouillant.

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