Deux longs métrages, un documentaire et trois courts tunisiens sont en compétition au Festival du film arabe de Fameck — Val de Fensch — qui se tient annuellement du côté du Luxembourg et qui fête cette année sa 30e édition.

D’abord local et modeste, le Festival a aujourd’hui pris de l’ampleur et est devenu l’un des rendez-vous majeurs de la rentrée culturelle dans la région. Il propose plus de 50 films, dont beaucoup inédits ou en avant-première, avec pour objectif de promouvoir une cinématographie émergente. La programmation regroupe plus de 110 projections sur dix jours, pour quelque 15.000 festivaliers représentant de nombreux pays arabes : Maroc, Algérie, Tunisie, Egypte, Mauritanie, Syrie, Palestine, Irak, Yémen, Liban…Le Festival propose une programmation riche avec des genres, écritures et mises en scène variés qui représentent les productions actuelles du monde arabe. Cette manifestation est le rendez-vous des habitants de Fameck, des cinéphiles de la région et des professionnels du cinéma et de l’audiovisuel.

Dans leur ligne éditoriale, les organisateurs précisent : «L’événement vise à apporter diverses approches des sociétés arabes et à illustrer, à travers les films proposés, la richesse et la diversité de la culture arabe, et ce, d’une manière différente de celle que peuvent proposer les médias. Les préoccupations des pays arabes servent souvent de toile de fond aux thèmes de leur cinéma : lutte pour l’existence du pays, problèmes religieux, difficultés de la vie quotidienne, difficultés sociales ou économiques, problème du statut de la femme, déchirement entre modernité européenne et tradition…»   

Avec des courts et longs métrages de fiction, mais aussi documentaires, parmi lesquels une proportion importante d’inédits, le festival nous replongera également, par le biais de rétrospectives et d’invités spéciaux, dans les plus belles pages de son histoire.

30e anniversaire oblige ! La Tunisie est présente en force dans cette édition avec «Fatwa» de Mahmoud Ben Mahmoud, «Noura rêve » de Hind Boujemaa en fiction, avec «La voie normale» de Erige Sehiri en documentaire et en courts métrages avec «Gauche Droite» de Mouti Dridi, «Aya» de Moufida Fedhila, «Les pastèques du Cheikh » de Kaouther Ben Hania.

En parallèle, se tiendra une exposition sous le titre « Vous parlez arabe sans le savoir ». Cette exposition montre que les mots voyagent d’une langue à l’autre et que de nombreux mots de la langue française viennent de l’arabe. Elle explore aussi bien les mots des sciences (mathématiques, astronomie, chimie, zoologie et botanique) que ceux de la vie quotidienne (vêtements, cuisine…), sans oublier la langue familière…

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