Stade olympique de Gabès. Pelouse moyenne. 1.500 spectateurs. Temps beau et ensoleillé. Arbitre : Amir Ayadi. EST bat ASG 1-0. But de El Houni (37’)

ASG : Chouaya, Aloui, Chaouech, Bouslimi, Ghouma, Zrelli (Soula), Khlij, Hedhli, Ben Belgacem, Mikhaïlo, Médina

EST : Jéridi, Fadaâ, Erraâbi (Hamdi puis Yaâcoubi), Jebali, Mahmoud, Kom, Meskini, Méziani (Rejaïbi), Bguir, El Houni, Jouini

Mouine Chaâbani et les «Sang et Or» avaient autant besoin des trois points de la victoire que Kaïs Zouaghi et les «Rouge et Noir». Les premiers, leaders du championnat, pour maintenir le précieux écart de six points pas encore assez sécurisant, et les seconds pour quitter la queue du peloton et continuer à caresser le mince espoir de sauver leur place en Ligue 1. Curieusement aussi, les deux techniciens étaient confrontés à un même dilemme et étaient devant l’obligation de trouver le bon compromis, à savoir réaliser leur objectif tout en ménageant au maximum l’essentiel de leur potentiel humain et technique pour les rendez-vous non moins importants et cruciaux du week-end, le CS Constantine aux quarts de finale de la Ligue des champions et le derby gabésien pour le «Carrelage». Se concentrer sur l’objectif du moment tout en ayant un peu la tête ailleurs n’était pas assurémment facile pour les 22 acteurs sur le terrain, mais plutôt lourd à porter sur les épaules et les absences de poids de part et d’autre (Khénissi, Bedri, Coulibaly notamment côté «Sang et Or» et Ben Brahim, Jerbi, Khalil Moulay dans les rangs des locaux) n’étaient pas pour arranger et simplifier les choses.

Et on était vraiment curieux de voir de quelle manière la victoire allait sourire à l’un ou à l’autre des deux protagonistes. C’était tellement indécis, impossible à imaginer qu’il valait mieux d’attendre le déclic qui va donner le ton à la partie ou le petit détail qui va faire la différence. Les deux faits saillants de la première période vont l’illustrer parfaitement. C’est l’ASG qui a eu le premier l’occasion d’entrer en force dans le match et de prendre le contrôle des débats quand Jacques Médina, dans un tête-à-tête avec le gardien de but qui ne se répète pas plusieurs fois dans une rencontre, rate lamentablement l’ouverture du score (36’). Terrible ironie du sort, le contre et l’action qui vont suivre de l’Espérance donneront le but d’avance aux visiteurs quand El Houni ponctue d’une jolie frappe croisée une talonnade intelligente de Bguir en pleine surface (37’).

Le tout s’est fait en moins d’une minute, à la vitesse de l’éclair. La seconde mi-temps va d’ailleurs confirmer que l’arbitre Ayadi n’a pas été à la hauteur de ce match à gros enjeu et a failli le faire déraper par des décisions fort douteuses comme cette faute de main volontaire de Yaâkoubi sur la ligne des 16,5 m (et même à l’intérieur de quelques centimètres) qui aurait mérité un penalty. Comme aussi une nouvelle faute de main cette fois de Mahmoud ne méritant pas toujours un coup de pied de réparation (62’). Que de frayeurs pour une Espérance qui, jusque-là, s’est contentée du strict minimum. Ainsi, pour avoir un peu appuyé sur l’accélérateur, elle s’est procuré trois belles opportunités de tuer le match sans résultat toutefois, par Jouini (70’ et 84’) et Rejaïbi (72’).

Les protégés de Mouine Chaâbni sont finalement rentrés sans avoir fourni une très grande prestation et avec le succès qui les conforte dans leur place de leader. Kaïs Zouaghi, lui, n’a pas caché qu’il a été lésé par un arbitrage décevant et contestable et estime qu’il aurait mérité au moins le nul. Il a bien du pain sur la planche au niveau du mental.

Hédi JENNY

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