«Médias et Démocratie» se complètent. Ils sont indissociables. La démocratie a besoin de médias libres pour être exercée et les médias doivent être indépendants et sacraliser, à leur tour, l’information. Des acquis et des connaissances basiques que le programme «Médias et Démocratie» s’est fixé comme objectifs à transmettre à des lycéens et des étudiants en journalisme, tunisiens et maghrébins.

L’institut français de Tunisie vient d’abriter la conférence-débat qui a pour thème : «De quels types de médias la démocratie a-t-elle besoin ?» dans l’enceinte de son auditorium. Une panoplie d’experts face à un public en grande partie jeunes. Des lycéens du lycée Bourguiba – Tunis étaient présents et ont pris la parole, intéressés par ce qu’on appelle couramment le 4e pouvoir dans les pays avancés.

En Tunisie, les médias sont très présents malgré les difficultés en grande partie, financière. 

Présents lors de la conférence, M. Manoubi Marouki, ancien P.-d.g. de La Presse et universitaire à l’Ipsi, Hamida el Bour, directrice de l’IPSI, Maryline Baumard, directrice de «Le Monde Afrique» et Lyas Hallas journaliste indépendant à Alger.

Les jeunes présents ainsi que les professionnels n’ont pas caché leur intérêt, pendant les réponses aux questions, ces derniers tâchaient farouchement de trouver des explications aux frasques courantes du journalisme, des médias dirigés et de leur manipulation de l’opinion publique, la survie des médias à l’ère des réseaux sociaux : médias et réseaux sociaux sont-ils indispensables et nuisent-ils à la démocratie? Autant de questionnements et d’échanges en rapport avec l’actualité brûlante des élections présidentielle et législatives tunisiennes, au soulèvement du peuple algérien, en passant par l’actualité internationale. La déontologie journalistique était également au cœur de l’échange. 

Un programme édifiant et indispensable

«Médias et Démocratie (M&D» est initialement l’appellation de l’association fondatrice de ce programme.

Il s’agit d’une plateforme lancée en 2016 par des journalistes originaires du continent africain soucieux de voir leur métier aux prises avec des dépassements d’ordre éthique et une déontologie de plus en plus difficile à appliquer face au progrès technologique, aux crises financières et à l’actualité politique chargée. Les thématiques en rapport avec le métier se verront décrypter dans le cadre des conférences, débats, ateliers et formation qui se dérouleront en France et en Afrique. «Médias et Démocratie» lance sa 4e édition cette année avec Maryline Baumard, comme marraine. Elle propose une formation à 20 journalistes issus du continent africain avec 4 écoles de journalisme. Une formation importante pour peaufiner leur savoir-faire.

Cette édition a rassemblé  l’Institut de presse et des sciences de l’information (Ipsi), l’Institut de journalisme de Bordeaux-Aquitaine (Ijba), l’Ecole publique du journalisme de Tours (Epjt), l’Ecole nationale de journalisme et des sciences de l’Information (Enjsi) d’Alger, le journal Sud-Ouest à Bordeaux et Olivier Piot, qui est journaliste et écrivain, coordonne l’édition.   

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